Malgré des décennies de loyaux services au sein du journal d’État Horoya, les stagiaires historiques se sentent marginalisés par rapport à leurs confrères de la RTG. Face au silence du ministère de la Communication, de l’Économie Numérique et de l’Innovation, ils en appellent directement à l’arbitrage du président de la République, Mamadi Doumbouya, pour obtenir enfin gain de cause.
Une injustice persistante au cœur de la presse écrite
Au sein de la rédaction du quotidien national Horoya, un profond sentiment d’abandon s’est installé. Après plusieurs décennies passées à informer le public sans statut officiel, les stagiaires historiques du journal ont décidé de briser le silence.
Alors que le ministère de tutelle poursuit la modernisation des médias publics, l’intégration du personnel contractuel de Horoya reste au point mort. Pourtant, un pré-enrôlement officiel avait bien été réalisé en août 2024, en parallèle avec les agents de la Radiodiffusion Télévision Guinéenne (RTG). Mais depuis, le dossier s’est enlisé dans les méandres administratifs.
Deux poids, deux mesures entre la presse écrite et l’audiovisuel.
Le principal grief du collectif réside dans le traitement privilégié accordé aux agents de la radio et de la télévision nationales lors des arbitrages de la précédente gestion ministérielle. Les journalistes de la presse écrite, pourtant indispensables à la parution quotidienne de l’organe étatique, ont été laissés en marge.
Cette marginalisation est d’autant plus difficile à accepter que la charge de travail est équivalente à celle des agents titulaires. Notamment, la
rédaction d’articles et couverture des orientations nationales ;
Suivi des grands chantiers de développement ;
Réalisation de reportages et gestion des éditions.
Malgré cet investissement quotidien, ces professionnels subissent une précarité chronique, privés de droits sociaux et de toute sécurité de l’emploi.
Un besoin identifié de 116 postes resté sans suite
Alors que la quasi-totalité des départements ministériels ont soumis leurs candidats aux concours de recrutement de la Fonction publique, le département en charge de la Communication peine à clarifier la situation.
Le collectif rappelle qu’un besoin de 116 postes avait pourtant été formellement identifié sous les autorités précédentes, devant initialement être ouverts lors du concours gouvernemental de 2024. Aucune mesure alternative concrète n’a depuis été proposée, si ce n’est des promesses restées lettre morte.
L’ultime recours est l’arbitrage présidentiel
Échaudés par l’inaction de la tutelle et malgré les promesses du ministre Fana Soumah de poursuivre les efforts en faveur de ces hommes de plumes, les membres du collectif tournent désormais leur regard vers le sommet de l’État.
Estimant que le ministre ne parvient pas à débloquer la situation, les stagiaires de Horoya sollicitent directement l’intervention du président de la République, Mamadi Doumbouya. Garant de la justice sociale, il demeure à leurs yeux le seul recours capable de corriger cette injustice historique et de régulariser enfin leur statut.
Par le Collectif des stagiaires du quotidien Horoya



