Une nouvelle affaire secoue la Toile guinéenne. La créatrice de contenu en ligne, connue sous le pseudonyme de « Rima No Stress », a été interpellée et placée en détention à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ). À l’origine de cette procédure : une vidéo virale et une vive altercation verbale avec le Directeur Général de l’Office de régulation des agences de sécurité et de protection civile.
Tout a commencé par une vidéo publiée sur les réseaux sociaux dans laquelle la jeune influenceuse dansait sur un morceau du célèbre artiste malien Sidiki Diabaté, tout en arborant une tenue à l’effigie du Président de la République. Devenue rapidement virale, la séquence est parvenue jusqu’à Moussa Tatakourou Diawara. Très actif sur les réseaux sociaux, le Directeur Général a publiquement désapprouvé et condamné la démarche de la jeune fille. Une prise de position qui a immédiatement fait réagir l’auteure de la vidéo, déclenchant un échange tendu entre les deux protagonistes.
S’estimant injurié lors de cette passe d’armes virtuelle, le patron de l’Office a d’abord envisagé de saisir l’Office de Protection du Genre, de l’Enfance et des Mœurs (OPPROGEM), avant de formaliser sa plainte auprès de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ).
Saisie du dossier, la DCPJ a procédé à l’interpellation de la jeune fille, qui a été privée de liberté.
Présent sur les lieux pour s’informer de la situation, le créateur de contenu Sorel Wantos de Paris a apporté des précisions dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux : « Il y en a qui disent que cela concerne la vidéo où elle danse, d’autres évoquent plutôt des injures contre Moussa Tatakourou. Je suis venu à la DCPJ pour suivre l’affaire. Le colonel m’a expliqué qu’elle a été convoquée pour des faits d’impolitesse », a-t-il rapporté.
Souhaitant désamorcer la crise, Sorel Wantos de Paris a tenté de jouer les médiateurs entre les deux parties, sans succès. « Je voulais aller demander des excuses au Directeur, mais avant, je suis venu voir la fille pour connaître sa position. Elle m’a dit qu’elle ne présenterait pas d’excuses parce qu’elle estime n’avoir rien fait de mal. J’ai tout de même appelé Moussa Tatakourou, qui s’est dit prêt à pardonner. Mais quand j’ai voulu lui passer le téléphone pour qu’ils s’expliquent, elle a refusé », a-t-il poursuivi.
Face à ce blocage et au maintien de la plainte, la jeune créatrice de contenu doit passer le week-end en détention dans les locaux de la police judiciaire. Le traitement de son dossier judiciaire devrait se poursuivre au début de la semaine prochaine.
Affaire à suivre…
Fodé Camara pour Avenirguinee.org



