Au cœur du dossier, des paiements effectués à l’occasion de quatre matchs amicaux disputés par les Lions indomptables, parmi lesquels Russie-Cameroun, à Moscou en octobre 2023, ou encore Mexique-Cameroun, la même année.
Selon des documents cités en septembre par plusieurs médias, dont Le Monde et The Times, plus de 567 000 euros auraient été versés sur un compte appartenant à Samuel Eto’o, plutôt que sur celui de la Fécafoot.
Ces accusations avaient rapidement été démenties par Samuel Eto’o, qui affirmait que les transactions contestées avaient été autorisées par les instances compétentes de la fédération.
Mais cette fois, l’Association des clubs amateurs du Cameroun (ACFAC), dont une plainte vient d’être enregistrée par le Tribunal criminel spécial de Yaoundé, pointe un autre problème : le « double emploi ».
Selon cette association, des dépenses déjà prises en charge par l’État, à la demande de la Fécafoot, auraient également été financées par les organisateurs de ces matchs amicaux. Pour l’ACFAC, ces faits seraient constitutifs d’un détournement de fonds publics.
Samuel Eto’o n’a pas encore réagi à ces nouvelles accusations. Ses proches dénoncent toutefois un « acharnement », qu’ils mettent en lien avec ses prises de position en faveur des intérêts du football africain.



