Poursuivi pour avoir parlé de « guerre civile » Son histoire avait captivé l’opinion publique et alimenté bien des débats. Poursuivi pour « tentative de troubles à l’ordre public » à la suite de propos tenus à bord d’un taxi de transport commun, Seydouba Soumah est désormais un homme libre.
Ce mercredi 30 septembre 2026, le tribunal de première instance de Kaloum a prononcé la relaxe pure et simple du jeune homme. Le juge Mamadou Saliou Diallo a tranché fermement sur le fond : les faits reprochés ne constituent aucune infraction à la loi pénale.
Cette décision marque un désaveu pour le ministère public. Lors de l’audience précédente, le procureur Issouf Fofana avait requis une peine d’un an d’emprisonnement ferme contre le prévenu. Mais le tribunal n’a pas suivi ces réquisitions, ordonnant la fin immédiate des poursuites et la remise en liberté de Seydouba Soumah, qui a fondu en larmes dans le box à l’annonce du délibéré. Son co-prévenu, Ibrahima Camara, a également été renvoyé des fins de la poursuite.
Pour rappel, la genèse de cette affaire remonte à une discussion dans un taxi où Seydouba Soumah évoquait une prétendue « guerre civile » à venir en Guinée entre octobre et novembre. Dénoncé par un autre passager du véhicule, le jeune homme avait été interpellé avant que le parquet ne se saisisse du dossier.
Après plusieurs semaines passées derrière les barreaux, Seydouba Soumah quitte définitivement la détention pour retrouver les siens.
Fodé Camara pour avenirguinee.org



