Depuis le 5 septembre 2021, la Guinée est entre de très bonnes mains. Au lendemain de cette date, des politiques, selon les règles en la matière, ont condamné la prise de pouvoir en dehors du cadre constitutionnel. Au même moment, celui dont le nom était scandé hier face à l’hôtel du Président élu Mamadi Doumbouya a dit à la face du monde que c’était la meilleure chose à faire ; il a déclaré que le nouvel homme fort, même s’il ne le connaissait pas profondément, était meilleur que le président Alpha Condé. Être battu trois fois par Alpha Condé dans les urnes signifie tout simplement qu’il est moins bon que ce dernier.
L’homme de la foule constante, aux stratégies caduques et à la vision floue, qui croyait pouvoir accéder au pouvoir avec l’aide de celui qu’il prétendait soutenir, s’est rendu compte que sa politique de victimisation n’avait plus sa place. Il a compris que l’homme qu’il minimisait était plus fin politique que lui. Il a alors fait le choix de se transformer en touriste, de peur de devoir répondre aux questions relatives à sa gestion antérieure.
Celui qui se croyait intouchable, après s’être battu contre lui-même et avoir épuisé tous ses recours pour arriver coûte que coûte au pouvoir quitte à envoyer les Guinéens au cimetière, a confié un sale boulot à certains individus en quête de titre de séjour : s’attaquer à la plus haute institution de la République (la présidence de la République). C’est bien de cela qu’il s’agit.
À la tribune de l’ONU, ce n’était pas Mamadi Doumbouya de Kankan, c’était le représentant légitime de toute la population guinéenne. S’attaquer à ce dernier, c’est s’attaquer à chaque citoyen de la République. Dans une démocratie dont ils se réclament les défenseurs, les débats se font autour des idées et non autour des personnes. Je les comprends : il est difficile de s’attaquer aux idées et aux actes de quelqu’un qui a apporté une transformation exceptionnelle à un pays qui en manquait depuis près d’un demi-siècle. Je les comprends aussi dans leur ignorance, car pour eux, la politique se résume au rejet systématique de tous ceux qui ne conjuguent pas le même verbe qu’eux.
Vous avez grondé dans les rues d’un pays que vous qualifiez de démocratique ; nous chanterons la gloire de celui que nous avons élu président de la République dans les rues de la terre de nos ancêtres.
Par l’honorable Mohamed Cissé



