C’est officiel : la rentrée administrative pour la session scolaire 2026-2027 a eu lieu ce lundi 21 septembre 2026 sur l’ensemble du territoire national. Dans un entretien accordé à notre rédaction ce mardi 22 septembre, Sékou Kaba, Directeur Communal de l’Éducation (DCE) de Matoto, a apporté des précisions sur le déroulement et les enjeux de cette étape préparatoire.
« Comme à l’accoutumée, l’Inspection Générale de l’Éducation a fixé, le 10 septembre dernier, deux dates majeures : le 21 septembre 2026 pour la rentrée administrative, et le 5 octobre 2026 pour la reprise effective des cours sur toute l’étendue du territoire national. Dans ma juridiction, la première date est essentielle. C’est une étape préparatoire qui permet aux chefs d’établissement et directeurs d’école de s’organiser en amont », a expliqué le DCE.
Sur le plan organisationnel, M. Kaba a précisé les dispositions prises par niveau d’enseignement : « Au secondaire, il s’agit d’élaborer l’emploi du temps général, puis d’attribuer à chaque enseignant son emploi du temps individuel pour déterminer clairement son programme hebdomadaire. Au niveau de l’élémentaire, l’objectif est d’affecter un maître à chaque classe. Il ne doit y avoir ni classe sans enseignant, ni enseignant sans classe. Cela permet d’assigner précisément chaque maître et chaque professeur à sa classe pour l’année scolaire 2026-2027. »
Outre la pédagogie, le volet sanitaire et la salubrité occupent une place centrale. « La rentrée administrative permet également de rendre les établissements propres : curage des latrines, assainissement des cours et nettoyage des salles de classe. Il faut rendre le cadre attrayant. En somme, toutes les dispositions sont prises pour que les élèves présents le lundi 5 octobre reçoivent leurs cours dans de bonnes conditions. À ce titre, je remercie notre ministère de tutelle qui fait de l’école une priorité absolue du gouvernement », a-t-il ajouté.
Interrogé sur l’état général des infrastructures scolaires dans sa commune, Sékou Kaba se veut rassurant, bien qu’attentif aux besoins des structures : « Dans ma zone, les écoles sont propres et nous ne rencontrons pas de difficultés majeures. Depuis longtemps, chaque école élémentaire ainsi que les établissements secondaires disposent d’un point d’eau ou d’un forage. Le problème d’eau ne se pose pas, tout comme celui des latrines. Toutefois, l’école appartenant à la communauté, j’ai adressé un courrier à Monsieur le Maire afin d’intervenir en soutien aux établissements qui exprimeraient un besoin de nettoyage ou d’entretien de leurs sanitaires. Concernant le manque de tables-bancs, le problème ne se pose pas à ma connaissance. Si des besoins ponctuels apparaissent, les responsables d’établissement, en patriotes, peuvent effectuer de petites réparations de fortune en attendant que l’État dote l’école en mobilier neuf. »
En conclusion, le DCE de Matoto a lancé un appel pressant aux encadreurs familiaux :
« J’invite les parents d’élèves à assurer un suivi constant de leurs enfants. Un parent doit s’assurer que lorsque son enfant quitte la maison, il se rend effectivement à l’école. Sinon, malgré la qualité des cours dispensés, les efforts restent vains si l’élève abandonne ses cahiers une fois à la maison. Un parent devrait se rendre à l’école de son enfant au moins une fois par mois pour s’informer de son évolution. Sentir ce suivi familial incitera l’élève au sérieux, l’empêchera de sécher les cours ou d’escalader les murs, et le maintiendra concentré tout au long de l’année scolaire. »
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org



