Durant ces dernières années en Guinée, au-delà de l’acte de mariage signé à la mairie par les couples mariés, un autre document est signé dans les mosquées lors de la cérémonie de mariage religieux. Ce document est-il reconnu par la justice ? Non. C’est ce qu’a affirmé ce mercredi la Ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Djenabou Camara.
À l’occasion de la Journée internationale de l’identité, célébrée ce 16 septembre à Conakry, elle a rappelé : « Les actes de mariage délivrés dans les mosquées ne sont pas reconnus par la justice comme des actes de mariage. La loi encadre clairement cela aujourd’hui. »
Et d’ajouter pour préciser la démarche légale : « Après la célébration religieuse, les époux doivent impérativement se rendre à la commune pour faire transcrire leur union. Il n’y a pas besoin de refaire une cérémonie, c’est une simple formalité administrative pour obtenir l’acte civil. »
Pour la ministre Djenabou Camara, cette démarche revêt une importance capitale pour la protection des foyers : « Cela sécurise le couple et évitera à la justice les imbroglios successoraux complexes au moment des décès. »
Une mise au point essentielle qui rappelle que si la tradition et la foi scellent les unions dans le cœur des foyers guinéens, seule l’institution civile garantit la protection juridique et la sécurité des droits de chaque citoyen.
Fodé Camara pour avenirguinee.org



