Le corps sans vie d’Aboubacar Camara, un élève de 9ᵉ année âgé de 16 ans, a été retrouvé ce mercredi dans la rivière de la forêt de Kobayah, située dans la commune de Sonfoniah. Le jeune garçon, venu passer ses vacances scolaires dans sa famille, était porté disparu depuis trois jours.
Selon les témoignages recueillis sur place, le drame est survenu lundi dernier. Aboubacar s’était rendu au marigot en compagnie de deux amis pour se baigner. C’est en plongeant la tête la première que l’adolescent se serait coincé au fond de l’eau sans pouvoir remonter. Paniqués, ses camarades ont regagné leur domicile sans alerte immédiate.
Interrogé sur les circonstances du drame, M. Hernesse Sokéne Landry, son père adoptif, témoigne avec émotion :
« Aboubacar est un enfant que je tuteurais depuis ses 7 ans. C’était un garçon docile et très discipliné. Sa mère étant décédée il y a neuf mois, je l’avais autorisé à venir passer ses vacances ici. Lundi, n’ayant pas de ses nouvelles, la famille a commencé à s’inquiéter. Le lendemain, on m’a informé qu’il était parti se baigner sans donner de signe de vie. J’ai immédiatement enfourché ma moto pour effectuer des recherches dans les environs, les mosquées et les églises. C’est finalement ce mercredi que son corps a refait surface ici sur l’eau. »
Il précise également que les deux camarades qui l’accompagnaient sont rentrés vers 14h sans signaler l’incident, ce qui a retardé la mobilisation des secours.
De son côté, le chef du quartier de Kobayah Kignifi indique avoir été saisi dès lundi de la disparition de l’adolescent et avoir lancé un avis de recherche sur plusieurs plateformes. Saluant la mémoire du jeune homme, il a tenu à lancer un appel à la vigilance : « Nous sensibilisons sans cesse les parents sur les dangers de ce cours d’eau, particulièrement dangereux, qui s’étend jusqu’à Kissossi. Tous les jours, nous chassons des enfants qui viennent s’y baigner. Désormais, tout mineur surpris sur les lieux sera immédiatement conduit à la police ou à la gendarmerie. »
Après le constat des autorités, une prière funèbre a été dite sur place en raison de l’état de décomposition avancé du corps, avant que la victime ne soit conduite à sa dernière demeure.
Sona Sylla et Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org



