Rien ne va entre l’administration parlementaire et la section syndicale . Dans un communiqué rendu public récemment, le secrétaire général de l’administration parlementaire a annoncé la suspension des activités du bureau de la section syndicale.
Lors d’une interview accordée à notre rédaction ce mardi à la veille du congrès de renouvellement du bureau syndical, Ismaël Gassime Kalissa, secrétaire général de la section syndicale des travailleurs parlementaires, a défié cette décision et confirmé le maintien de l’événement prévu ce mercredi à Conakry.
« Le congrès et l’élection pour le renouvellement du bureau restent maintenus, conformément au courrier que nous avons déposé depuis le 31 août auprès des autorités et de l’administration parlementaire. Pour nous, il n’y a aucun souci : l’élection se tiendra demain avec, bien sûr, l’accord des travailleurs parlementaires, car ce sont eux les mandants. Cela se fera, par la grâce de Dieu. »
Concernant la sortie d’Aboubacar Camara, secrétaire général de l’administration parlementaire, affirmant que la section syndicale est suspendue, le syndicat a tenu à apporter une précision : « Il n’a pas annulé la tenue de l’élection, il a plutôt suspendu le bureau syndical et ses activités. Nous avons déjà réagi en publiant un communiqué en réponse pour souligner qu’il s’agit d’une décision illégale, sans aucun fondement juridique. La procédure de renouvellement du bureau relève exclusivement de la centrale syndicale d’affiliation, notamment de son secrétariat national chargé de la syndicalisation. Le lien entre la centrale, la section syndicale et l’administration parlementaire repose sur un principe d’information. Ce principe a été respecté : la section syndicale et la centrale ont toutes deux adressé un courrier d’information concernant la tenue de l’élection ce 9 septembre. »
Par ailleurs, le responsable syndical est revenu sur la rencontre organisée avec les médias ce mardi : « Lors de la conférence de presse tenue ce mardi, l’objectif était de dénoncer les manœuvres d’exclusion et de division en cours au sein de l’administration parlementaire, ainsi que la tentative de transformer notre institution en une administration policière. Les responsables sont connus et identifiés parce que cela arrange certaines autorités. Nous avons dénoncé ces pratiques devant l’opinion nationale car elles gangrènent notre administration, dont la mission première est d’apporter un appui technique à la représentation nationale. Nous avons réaffirmé notre engagement à respecter la légalité, c’est-à-dire la tenue de l’élection pour le renouvellement du bureau de la section syndicale de l’Union des travailleurs parlementaires ce 9 septembre à Conakry. »
Enfin, il a lancé un appel aux agents : « Je dis à l’ensemble des travailleurs parlementaires que la journée de demain sera historique. Il s’agit de venir massivement participer à la démocratie sociale que nous voulons réelle et enracinée. Nous sommes des fonctionnaires parlementaires au service de la République. L’Assemblée nationale est le socle de la légalité, de la démocratie et du vivre-ensemble. Nous resterons attachés à cet idéal, à la légalité, au vivre-ensemble et à la solidarité syndicale. »
Reste à savoir si la décision des autorités administratives sera respectée d’une manière ou d’une autre par les congressistes.
À suivre.
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org



