Conformément aux directives du Ministère de l’Enseignement Pré-Universitaire, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, la session de rattrapage réservée aux candidats au baccalauréat ayant obtenu une moyenne comprise entre 8,50 et 9,99 a été lancée ce jeudi 20 août 2026 sur toute l’étendue du territoire national. Dans la commune de Matoto, ce sont 3 677 candidats qui tentent de décrocher leur précieux sésame.

Au terme du lancement des premières épreuves, le Directeur Communal de l’Éducation (DCE) de Matoto, Sékou Kaba, s’est réjoui de cette réforme inédite et a détaillé le dispositif opérationnel déployé dans sa juridiction.
Saluant la décision des plus hautes autorités, le DCE de Matoto a souligné la portée de cet examen de repêchage : « Avant tout, je remercie le gouvernement de la République de Guinée et le ministère de l’Éducation Nationale qui, pour la première fois depuis l’indépendance de notre pays, innovent en organisant une session de rattrapage pour les candidats au baccalauréat. Jusqu’ici, les élèves devaient systématiquement redoubler, même lorsqu’ils frôlaient la moyenne. C’est une chance accordée aux candidats situés entre 8,50 et 9,99 de composer à nouveau dans leurs matières faibles — à raison de deux épreuves maximum par élève. Si le candidat valide ses matières, il est déclaré admis. Retenez que chaque candidat n’écrira sur sa copie que ce qu’il a dans la tête. »
Sur le plan statistique et logistique, Sékou Kaba a précisé la répartition des effectifs dans sa circonscription éducative : « Dans ma juridiction, 3 677 candidats sont concernés par cette session de rattrapage, répartis dans 6 centres de regroupement : 3 pour les Sciences Sociales, 2 pour les Sciences Mathématiques et 1 centre pour les Sciences Expérimentales. »
Réaffirmant la rigueur qui entoure la passation des épreuves, le responsable éducatif de Matoto a rappelé la philosophie de cette évaluation : « La fraude n’a pas pignon sur rue chez nous. Nous évaluons les élèves pour connaître le niveau réel de chacun. Notre ambition n’est pas de faire échouer les élèves, mais de distinguer ceux qui ont travaillé assidûment pendant neuf mois de ceux qui désertaient les classes. C’est cela notre objectif. »
Ibrahima Sory Camara pour Avenirguinee.org
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