La septième édition du Forum sous-régional de la jeunesse sur la paix, la sécurité et les droits de l’homme s’est officiellement ouverte mercredi 12 août dernier à Bouaké, en Côte d’Ivoire. Rassemblant des autorités locales, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des figures engagées venues de toute la sous-région et du Sahel, cet évènement s’impose comme une plateforme stratégique de concertation. Parmi les délégations dépêchées sur place, la Guinée marque une présence remarquée avec une trentaine de jeunes leaders résolus à porter haut la voix de leur pays.
Pour les participants, cette rencontre va bien au-delà de la simple représentation diplomatique ou associative. Mohamed Soumah, président du conseil de quartier de Kalokhoyah et membre de la délégation guinéenne, souligne l’opportunité cruciale que représente ce rendez-vous : « Cette participation nous permet avant tout de bâtir un réseau solide, mais aussi d’échanger des expériences et des expertises concrètes avec nos pairs de la sous-région », explique-t-il.
Au centre des débats, le rôle fondamental des jeunes dans la préservation de la stabilité sociale a été amplement mis en lumière. Il en ressort que les jeunes ne doivent plus être de simples spectateurs, mais des piliers vivants de la paix, de la sécurité et du respect des droits fondamentaux, en s’appuyant sur des leviers essentiels : la communication, l’information, la sensibilisation et l’éducation au sein de leurs communautés respectives.
Les thématiques abordées lors de cette 7ᵉ édition résonnent avec une acuité particulière pour la jeunesse guinéenne. L’accès à l’information fiable et la montée en compétences apparaissent comme des priorités absolues pour faire face aux défis socio-politiques et économiques actuels.
Pour Mohamed Soumah, les attentes vis-à-vis de ce forum sont claires : « Utiliser le réseau sous-régional pour bâtir une Afrique unie autour d’idéaux communs; Veiller à ce que les résolutions adaptées à Bouaké soient effectivement traduites en actions et appliquées par les autorités nationales; Déployer des programmes de formation ciblés pour la jeunesse sur l’ensemble des thématiques abordées ».
En marge des travaux, celui qui porte les ambitions de la jeunesse de Kalokhoyah a lancé un message fort à l’endroit des nouvelles générations, invitant à un changement de posture radical : « À la jeunesse africaine, je demande de se former, de s’organiser et surtout de renforcer les liens qui nous unissent. Quant à la jeunesse guinéenne, elle doit non seulement s’informer et se former, mais aussi s’investir pleinement dans le volontariat. Il faut poser des actes concrets pour devenir les véritables acteurs du changement, et non de simples bénéficiaires. »
Les travaux du forum se poursuivent à Bouaké, avec l’ambition d’aboutir à une feuille de route concertée pour renforcer l’implication des jeunes dans la gouvernance et la consolidation de la paix en Afrique de l’Ouest.



