L’atelier consacré à la revue, l’actualisation et la signature des Plans d’Action Opérationnels (PAO) des 12 communes du Grand Conakry s’est achevé ce jeudi 13 août 2026. Lancés la veille par le ministre de l’Hydraulique, de l’Assainissement et des Hydrocarbures, Aboubacar Camara, ces travaux de deux jours se sont conclues sur une note de satisfaction générale.
C’est le ministre lui-même, accompagné de plusieurs cadres de son département, qui a présidé la cérémonie de clôture.
Dans son intervention de circonstance, le chef du département a mis un accent particulier sur la réorganisation des journées d’assainissement. Selon lui, ces activités ne doivent plus se dérouler en journée, mais plutôt la nuit afin d’éviter de paralyser la capitale : « Parce que quand l’assainissement commence pendant la journée, c’est toute la circulation qui est bloquée. On a des malades qui vont à l’hôpital, des gens qui ont des urgences. Mais parce que nous voulons prouver que nous travaillons, on crée d’autres situations.
Donc, pour ceux qui veulent travailler de 22h à 2h ou 3h du matin, les citoyens se réveilleront le matin et trouveront une ville propre, sans savoir comment. C’est pour cela que tous ceux qui travaillent dans ce secteur sont des acteurs invisibles. Quel effort ces personnes fournissent avec un tel engagement ! Seuls la conscience et le sens du service public prévalent, parce que travailler dans le service public est un sacrifice. On reconnaîtra vos efforts plus tard. »
Poursuivant son discours, Aboubacar Camara a partagé sa vision d’une capitale plus propre et moderne : « Un jour viendra, plus proche que ne le croient les sceptiques, où l’habitant de Tombolia traversera son quartier sans enjamber d’immondices, où la commerçante de Madina poursuivra ses activités sans respirer la décharge, et où le visiteur qui débarquera à Conakry dira : “Voici une capitale pittoresque qui se respecte, donc une nation qui se respecte.” Ce jour-là ne tombera pas du ciel. Il résultera de vos tournées de collecte nocturnes, de vos tableaux de bord, des patrouilles de la brigade de salubrité, des samedis de mobilisation, de notre probité à tous et de notre constance à apporter des solutions. »
Inspirant ses équipes, le ministre a rappelé l’importance de cette mission souvent accomplie dans l’ombre : « L’Histoire retient rarement le nom de ceux qui nettoient, mais elle retient toujours le visage des villes qu’ils ont transformées. Acceptons cette gloire discrète qui est la plus haute de toutes : celle de servir sans attendre d’être applaudi, et de laisser derrière nous, non pas des discours, mais des rues où l’on peut marcher la tête haute. »
Il a enfin réaffirmé la volonté du gouvernement de structurer durablement le secteur, conformément aux orientations stratégiques du pouvoir central : « Sous la vision éclairée du Président de la République, le Général de corps d’armée Mamadi Doumbouya, et sous la coordination du Premier ministre, nous poursuivons ce travail. Aujourd’hui, nous sommes en train de structurer la filière et de trouver des mécanismes de financement pérennes. Quand ce mécanisme sera en place, la brigade de salubrité deviendra une autorité plus forte. C’est une instruction du Président de la République : il a d’ailleurs ordonné le recrutement de 500 brigadiers. »
Cette rencontre s’est achevée par la signature officielle des Plans d’Action Opérationnels (PAO) avec l’ensemble des maires des 12 communes du Grand Conakry.
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org


