Dans le cadre de la lutte contre l’insalubrité dans la capitale, le ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures a ouvert, ce mercredi 12 août à Conakry, un atelier de deux jours consacré à la revue, l’actualisation et la signature des Plans d’Action Opérationnels (PAO) des 12 communes du Grand Conakry.
Ces travaux réunissent environ 60 participants issus de l’Agence Nationale de l’Assainissement et de la Salubrité Publique (ANASP), des brigades de salubrité, d’ONG, des mairies des 12 communes, ainsi que des cadres du département en charge de l’assainissement.
L’objectif principal est de réactualiser et d’officialiser, par voie de signature, les plans d’action opérationnels de chaque commune, initialement élaborés en concertation avec les présidents des délégations spéciales.

C’est Mohamed Sacko, Directeur de cabinet du gouvernorat de Conakry, qui a donné le coup d’envoi officiel des travaux. Dans son intervention, il a souligné l’importance strategique de cette rencontre pour les acteurs locaux : « C’est un atelier organisé par le Ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, qui sert de plateforme d’échanges sur le plan d’action opérationnel que le Ministère à travers l’ANASP, le Gouvernorat et les communes se sont approprié durant les six derniers mois. Aujourd’hui, il s’agit de dresser le bilan de ce qui a été réalisé, de ce qui a fonctionné et de ce qui n’a pas marché, afin de définir de nouvelles perspectives. »
Interrogé sur les attentes au terme de cet atelier, le représentant du Ministre a précisé : « À l’issue de ces deux jours, j’ose croire que l’ensemble des maires s’appropriera non seulement les différentes tâches qui leur incombent désormais, mais aussi que les chefs des services d’assainissement rendront fidèlement compte des travaux de groupe à leurs responsables, c’est-à-dire les maires. Ainsi, avant la signature des nouveaux PAO, chacun saura exactement ce qu’il a à faire dans la mise en œuvre de ces objectifs. »

De son côté, Séverin Delamou, facilitateur du ministère durant cet atelier, a apporté des éclaircissements sur la méthodologie et les enjeux à venir : « Lors de la précédente étape, le ministère avait dressé un état des lieux à partir duquel une matrice d’action opérationnelle avait été élaborée, définissant les activités et leurs fréquences. Après six mois de mise en œuvre, il est question de faire le bilan : comprendre ce qui a marché, ce qui a échoué et pourquoi, afin d’y apporter des corrections. Il s’agit de déterminer qui fait quoi, où, comment, quand et avec quels moyens. La réactualisation de cette matrice permettra de fixer de nouveaux caps, notamment la fermeture de la décharge de Dar-es-Salam et l’aménagement de celle de Baritode. »
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org



