Proclamés dans la nuit du jeudi 23 au vendredi 24 juillet 2026 sur toute l’étendue du territoire national, les résultats du Baccalauréat unique ont mis en lumière des parcours d’exception, particulièrement au sein du profil Franco-arabe. Ce vendredi, notre rédaction est entrée en contact avec deux des esprits les plus brillants du pays : Moriba Souaré, premier de la République en Sciences Sociales (Guéckédou), et Mamadi Kaba, premier de la République en Sciences Expérimentales (Kankan).

Moriba Souaré (1er en SS / Guéckédou) : « j’avais un emploi du temps personnel très strict à la maison »
Troisième de sa région lors du Brevet, le jeune Moriba Souaré a bâti son succès sur la régularité et une discipline de fer amorcée dès la classe de 12ᵉ année :
« Je ressens une grande fierté, de la joie et de la gratitude envers mes parents, mes enseignants et tous ceux qui m’ont soutenu. C’est aussi une invitation à continuer à travailler avec rigueur et humilité. En plus de l’école, j’avais un emploi du temps personnel très strict à la maison. Mon rêve désormais est d’étudier l’économie à l’université, Inchallah. »
Marqué par un échec lors de sa première tentative au BEPC, le major national adresse un message de résilience à ceux qui n’ont pas décroché leur diplôme cette année :
« La première fois que j’ai présenté le BEPC, j’ai échoué. Cela m’a servi de déclic. En voyant mes camarades réussir, j’ai redoublé d’efforts et l’année suivante, la victoire était au rendez-vous. L’échec n’est pas la fin du monde : il permet de mesurer ses faiblesses pour revenir plus fort. Je demande à chacun de ne pas se décourager. »

Mamadi Kaba (1er en SE / Kankan) : « Il n’y a pas de magie, seul le travail paie »
Pour Mamadi Kaba, hissé au plus haut sommet du profil Sciences Expérimentales Franco-arabe, la clé réside dans l’anticipation et la méthode : « Il n’y a pas de secret magique ! Il faut travailler dur et adopter des stratégies efficaces. Pour moi, les révisions doivent commencer dès les vacances, en consolidant même les acquis des classes de 11ᵉ et 12ᵉ années. Je ressent une joie immense et une profonde gratitude envers mes proches et mes professeurs. Mon objectif est à présent d’embrasser des études de médecine. »
Il exhorte également ses camarades ajournés à faire une introspection constructive : « À ceux qui n’ont pas été admis, gardez courage et ne baissez pas les bras. L’échec fait partie du chemin vers la réussite. La meilleure démarche est de faire une auto-évaluation pour comprendre ce qui n’a pas marché et se remettre au travail dès aujourd’hui afin de rectifier le tir », a-t-il laissé entendre.
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org
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