Le directeur général de l’Agence nationale de gestion des urgences et catastrophes humanitaires (ANGUCH), Lanceï Touré, a présenté ce mercredi 1er juillet 2026 le bilan officiel du gigantesque incendie qui a ravagé le cœur commercial de la ville de Nzérékoré. Devant les autorités locales et les partenaires économiques, l’agence a dévoilé des chiffres qualifiés de « vertigineux », confirmant l’ampleur du désastre humanitaire, social et matériel.
Sur le plan humain, le rapport de l’ANGUCH met en lumière une crise sociale majeure pour la région. Au total, 2 916 commerçants ont directement tout perdu dans les flammes. Les répercussions de ce sinistre touchent par ricochet un tissu social étendu, impactant directement 24 698 personnes à charge. L’agence souligne par ailleurs la dimension précaire de cette crise, précisant que 57,28 % des victimes sont des femmes, historiquement considérées comme les piliers de l’économie informelle locale.
Sur le plan des infrastructures, l’évaluation technique présentée par Lanceï Touré confirme la pulvérisation du site. Les services de secours et d’évaluation recensent 4 342 installations professionnelles touchées ou intégralement anéanties par le feu.
Le décompte matériel détaillé des structures rayées de la carte s’établit comme suit :
• 3 261 conteneurs ;
• 825 tables ;
• 183 boutiques ;
• 46 magasins ;
• 27 kiosques.
Selon les conclusions de l’ANGUCH, 79,64 % du marché est aujourd’hui intégralement détruit. L’impact résiduel reste également lourd pour les infrastructures rescapées des flammes, puisque 13,56 % des structures restantes souffrent de graves dommages partiels, rendant leur accès ou leur exploitation dangereuse en l’état.
Face à ce bilan critique, la question de l’assistance d’urgence aux sinistrés et du plan de reconstruction est désormais au centre des discussions entre l’État et ses partenaires.

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