Le spectre d’une paralysie des structures sanitaires s’éloigne en Guinée. Après avoir annoncé une grève générale dans tous les hôpitaux du pays à l’issue d’une assemblée tenue le jeudi 18 juin 2026, suivie du dépôt d’un préavis le lendemain, la Fédération Syndicale Professionnelle de la Santé a finalement fait marche arrière.
À la suite de plusieurs séances de négociations avec le Ministère de tutelle, la structure syndicale s’est réunie ce lundi 29 juin 2026 pour acter la suspension du mouvement de débrayage.
À la sortie de cette rencontre décisive, la Secrétaire générale de la Fédération, Mme Sophie Daniel Kourouma, a donné lecture officielle du document levant le mot d’ordre :
« Le Bureau National de la Fédération Syndicale Professionnelle de la Santé à Madame la Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique. Objet : levée de préavis de grève.
Madame la Ministre, suite à notre rencontre bipartite du 19 juin 2026, dont les conclusions ont été vivement appréciées par nos structures de base, et en réitérant à votre lettre numéro 1429, le Bureau National de la Fédération Syndicale Professionnelle de la Santé prend acte de l’engagement des autorités du département à assumer pleinement la poursuite d’un dialogue franc, responsable et orienté vers des résultats concrets. À cet égard, le Bureau National de la Fédération Syndicale Professionnelle de la Santé, au nom de l’ensemble des travailleurs et des travailleuses de ces structures, lève son préavis de grève à partir du 29 juin 2026… »
Malgré ce dénouement favorable qui privilégie le dialogue, la crise met en lumière des revendications de longue date. Il faut noter que depuis 2008, un statut particulier avait été signé entre le gouvernement et les professionnels de la santé pour l’amélioration de leurs conditions de vie. Cela fait désormais 18 ans que cet accord essentiel attend toujours son application effective sur le terrain.
Ibrahima Sory Camara pour Avenirguinee.org



