Le quartier Yimbaya, plus précisément dans le secteur Faban, a été le théâtre d’un violent incendie dans la soirée du mercredi 24 juin, aux environs de 21 heures. Le sinistre, causé par un court-circuit, a entièrement ravagé le duplex d’un ancien vendeur de produits pharmaceutiques de Madina. Si aucune perte en vie humaine n’est à déplorer, les dégâts matériels sont immenses.
Notre rédaction s’est rendue sur les lieux tôt ce jeudi matin pour faire le constat.
Selon le propriétaire des lieux, Elhadj Amadou Traoré, ce sont les variations intempestives de la tension électrique (« va-et-vient » du courant) qui sont à l’origine du drame. Encore sous le choc, il raconte les minutes de panique qui ont précédé l’incendie : « Hier, après la prière de 19h, je suis venu garer ma moto et je suis allé à la douche. Soudain, j’ai entendu les cris des femmes qui alertaient sur la présence du feu. Je suis sorti en courant, j’ai pris ma maman pour la faire sortir de la maison, ainsi que les enfants. Nous avons aussi pu déplacer les véhicules qui étaient dans la cour. »
Très vite, la solidarité locale s’est organisée pour tenter de maîtriser les flammes, en vain.
« Le bon voisinage s’est mobilisé. Les gens sont massivement venus nous aider, mais le feu avait déjà atteint le plafond, ce qui rendait l’accès impossible pour nous. C’est finalement l’arrivée des sapeurs-pompiers qui a permis d’éteindre complètement l’incendie », témoigne le père de famille.
Le bilan matériel est particulièrement lourd : un duplex composé de plus de cinq chambres, salons et salles de bain a été totalement réduit en cendres. Meubles, objets de valeur, vêtements… la famille a tout perdu.
Pour Elhadj Amadou Traoré, déjà démuni par une situation financière difficile, cet incendie sonne comme le coup de grâce. Il lance un appel pressant à l’État et aux personnes de bonne volonté : « Aujourd’hui, ce que nous demandons à l’État, c’est de nous venir en aide. Ce drame survient à un moment très difficile pour nous. Je ne travaille plus ; j’étais vendeur de produits pharmaceutiques à Madina et, depuis l’interdiction de cette activité, je suis sans emploi. Nous demandons un soutien pour trouver les moyens nécessaires de nous relever. Avec des enfants à charge, ce n’est pas facile. Ce soir, nous ne savons même pas où passer la nuit. »
Ce sinistre remet une nouvelle fois sur le tapis la question de la sécurité des installations et de la stabilité du réseau électrique. Ce phénomène devient de plus en plus récurrent dans la capitale guinéenne. Pas plus tard que mercredi, un autre incendie d’origine électrique a réduit en cendres cinq habitations et tout leur contenu dans le quartier Tombolia.
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org



