Un violent orage accompagné de vents cycloniques a frappé la sous-préfecture de Manda Saran (préfecture de Lélouma) dans la soirée du jeudi 18 juin 2026. Le bilan matériel est lourd : une grande partie de la toiture du centre de santé local a été arrachée, laissant des équipements médicaux de pointe et d’importants stocks de médicaments à la merci des intempéries.
Au lendemain de la catastrophe, alors que la saison des pluies s’installe, les autorités sanitaires et les notables de la région lancent un cri de détresse pour sauver ce qui peut encore l’être.
Sur place, la désolation se lit sur les visages. Elhadj Mamadou Sankoun Doukouré, sage du village, témoigne de l’urgence de la situation : « Le maire m’a alerté ce matin. Le vent a fait des ravages en décoiffant une partie du toit. Les médicaments en stock, les machines et d’autres matériels ont été gravement touchés par l’eau. En venant constater les faits, j’ai réalisé que l’ampleur des dégâts est énorme. Nous sommes dans l’urgence absolue. Nous demandons l’appui immédiat des autorités et des ressortissants de Manda Saran. En pleine saison pluvieuse, cela ne peut pas attendre. ».
Même son de cloche pour le premier imam de la localité, Elhadj Mamadou Lamine Magané, qui appelle à une union sacrée autour de cette infrastructure vitale : « Cette situation nous stresse au plus haut point. Pour limiter la casse, nous sollicitons la contribution de chacun, sans distinction. Prendre soin de notre santé fait aussi partie des devoirs de la foi. Nous avons besoin que les autorités et nos fils de la diaspora se mobilisent à nos côtés. »
Le chef du centre de santé, Radouno Bernard, est revenu avec précision sur le fil des événements et les pertes techniques directes.
« C’était aux environs de 18h45. Une pluie diluvienne s’est abattue sur nous et, d’un coup, le toit s’est envolé. Les trois salles impactées abritaient justement les équipements de grande valeur récemment reçus du ministère de la Santé, notamment une machine très coûteuse destinée aux soins des enfants. Ce matin, la pièce était totalement inondée. »
Heureusement, le sinistre n’a fait aucune victime humaine ni aucun blessé. Cependant, le compte à rebours est lancé pour préserver la structure.
« Si la situation perdure, nous allons tout perdre. Actuellement, les fauteuils roulants sont déjà hors d’usage. Nous essayons de déplacer le reste du matériel pour limiter les dégâts. J’implore le maire, le sous-préfet et tous les ressortissants de Manda Saran de nous aider à bâcher ou recouvrir le toit en urgence », insiste le responsable sanitaire.

En attendant une réaction des autorités ou un élan de solidarité de la communauté, le personnel médical tente tant bien que mal de sécuriser les installations et de maintenir un service minimum pour la population.
Gnima Aïssata Kébé



