Le drame de l’immigration clandestine continue d’endeuiller et de secouer la jeunesse guinéenne. Ce jeudi 11 juin 2026, une embarcation de fortune transportant 77 candidats à l’exil, tous de nationalité guinéenne, a été interceptée au large de Nouadhibou, une ville située dans le nord-ouest de la Mauritanie. L’information a été révélée par le média mauritanien Saharamedias, citant une note officielle du ministère de la Pêche et de l’Économie maritime de la Mauritanie.
D’après les précisions fournies par les autorités mauritaniennes, c’est précisément à 10h54 GMT que les unités de la garde côtière ont repéré et pris en charge cette pirogue traditionnelle. À son bord, le décompte fait froid dans le dos et témoigne de la féminisation et de la vulnérabilité croissantes des candidats à ce voyage de l’extrême : l’embarcation transportait 59 hommes, 11 femmes et 7 mineurs.
Selon les données de géolocalisation et les premiers témoignages recueillis par les garde-côtes mauritaniens, les migrants avaient quitté les côtes guinéennes depuis le 29 mai dernier. Ils auront donc passé près de deux semaines en haute mer, à la merci des vagues de l’Océan Atlantique, avant d’être repérés et stoppés dans les eaux territoriales mauritaniennes par les unités de surveillance.
Dans son communiqué, le ministère mauritanien de la Pêche et de l’Économie maritime a tenu à préciser que ces 77 citoyens guinéens ont été traités conformément aux procédures légales et humanitaires en vigueur. Les autorités mauritaniennes affirment agir dans le strict respect des obligations nationales et internationales applicables à ce type de situation.
Cette nouvelle interception à Nouadhibou, point de passage bien connu pour les migrants qui tentent de rallier l’archipel espagnol des Canaries, relance une fois de plus le débat crucial sur le désespoir de la jeunesse guinéenne et la nécessité de renforcer la lutte contre les réseaux de passeurs qui opèrent le long du littoral.
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