Une adolescente de 14 ans a été victime d’un viol alors qu’elle s’était rendue chez des voisins pour regarder la télévision, a-t-on appris auprès de sa famille. Les faits se sont déroulés dans la nuit du jeudi 4 juin 2026, aux environs de 21 heures, mais l’affaire n’a été révélée que ce samedi 6 juin 2026.
Selon les premières informations, c’est le présumé violeur lui-même qui s’est vanté ou lamenté de son acte auprès de ses amis. L’un des frères de la victime, présent par hasard, a intercepté la nouvelle et est immédiatement allé alerter ses parents.
Interrogé, le père de la victime est revenu sur le déroulement des événements : « C’est hier, aux environs de 23 heures, que mon fils m’a informé de ce viol. J’ai immédiatement appelé ma belle-mère, puisque ma fille se trouve chez elle en ce moment. Elle était déjà en train de chercher à localiser le jeune homme. Je me suis rendu sur les lieux et j’ai trouvé qu’ils étaient avec le présumé auteur et ses parents.
Le jeune homme se montrait totalement indifférent à la situation. Je l’ai aussitôt conduit à l’escadron mobile de la gendarmerie de Labé, qui nous a ensuite transférés à la brigade de recherches. Au début, le suspect a catégoriquement nié les faits. Cependant, une fois à la brigade, il a fini par avouer après qu’un de ses amis, témoin de ses confidences, est venu décrire la situation. En effet, après son acte, il est allé raconter à ses amis dans un « temple » (lieu de regroupement de jeunes) qu’il avait violé une fille. Mon fils, qui passait par là, l’a entendu et est venu nous alerter en famille.
Ma fille n’a que 14 ans, et le jeune homme, prénommé Moumini, a moins de 20 ans. Je demande simplement que justice soit rendue dans cette affaire », a-t-il expliqué.
La mère de la victime a, de son côté, apporté des précisions sur les circonstances du drame et a révélé la vulnérabilité de sa fille : « J’étais un peu souffrante ce soir-là. Elle m’a demandé la permission d’aller regarder la télévision juste à côté de chez nous. Je lui ai dit d’accord, en lui demandant de ne pas tarder. C’est une fille qui n’a pas l’habitude de sortir. À son retour, elle est venue se coucher sans rien me dire. Le lendemain matin, elle n’a toujours rien dit. C’est dans la soirée que son frère a informé ma mère, qui m’a ensuite alertée.
J’ai alors demandé à ma fille de m’expliquer ce qui s’était passé, et elle m’a tout raconté. Elle m’a dit que le jeune Moumini avait abusé d’elle. C’est un jeune voisin, et lui-même est passé aux aveux. Vous savez, c’est ma fille aînée et elle souffre d’un handicap mental (déficience intellectuelle) : elle ne s’exprime pas correctement, la communication est difficile et elle ne connaît même pas la valeur de l’argent. C’est pour vous dire à quel point elle est vulnérable. Je demande à ce que justice soit rendue », a-t-elle lancé.
De Labé, Sadou Bela Barry pour avenirguinee.org



