Ce vendredi 22 mai 2026, un grave accident de la circulation s’est produit aux environs de 9 h 15 sur l’axe Mamou–Timbo. Un camion-citerne de marque Renault, transportant de l’hydrocarbure (gasoil), a dévalé la route avant de tomber dans un ravin puis de prendre feu. L’immatriculation du véhicule n’a pas pu être relevée, les plaques ayant été consumées par l’incendie.
Le bilan provisoire fait état d’une personne décédée, le conducteur retrouvé totalement carbonisé, et d’un blessé grave, l’assistant du chauffeur, évacué en urgence vers l’hôpital régional de Mamou. Deux maisons d’habitation situées à proximité ont été fortement endommagées : l’une a été entièrement calcinée et l’autre partiellement détruite. L’identification des victimes n’a pas encore été possible en raison de l’état des corps.
Selon les premières informations reçues sur place, l’accident pourrait être dû à un excès de vitesse.
Les secours alertés par le sous-préfet de Timbo, sont intervenus rapidement. Le départ des secours a eu lieu à 9 h 35 et leur retour a été enregistré à 13 h 59.
Le lieutenant-colonel Camara Moussa Benn, chef de service des sapeurs-pompiers de Mamou, a fait le point sur l’opération : « Oui, c’est aux environs de 9 h 15 que nos services ont été alertés par M. le sous-préfet de Timbo d’un cas d’accident d’un camion-citerne transportant de l’hydrocarbure et également suivi d’un incendie. L’équipe s’est rendue sur le lieu immédiatement et a effectivement trouvé que le camion en feu avait propagé des flammes sur deux bâtiments à usage d’habitation. L’équipe a commencé les interventions et finalement le feu a été circonscrit et maîtrisé. »Le chef de service a précisé la situation des victimes : « Le conducteur de la citerne est mort sur place et son assistant a été grièvement blessé et transporté à l’hôpital. Le camion est tombé à proximité de deux bâtiments où le feu s’est vite propagé Deux bâtiments ont été fortement impactés, l’un étant totalement calciné et l’autre à moitié détruit. On a pu éteindre le feu. »
À propos de l’identification du véhicule et de la coordination des secours, il a ajouté : » La citerne transportait de l’hydrocarbure, le gasoil. Mais nous ignorons pour l’instant son immatriculation. On n’a pas pu l’identifier, parce que, par manque de temps, elle a été totalement calcinée. Lorsqu’on a reçu les informations, aussitôt, on s’est rendu sur place, car c’est ainsi que nous fonctionnons. Une équipe est en place ici, en permanence, tous les jours, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, prête à intervenir partout sur le territoire de Mamou. Quand vous nous appelez à temps, on fonce directement sur place pour une intervention rapide. »
Il a insisté sur l’importance des alertes rapides : « Je veux souligner qu’il faut être informés à temps. Surtout dans toutes les situations sinistres, nous devons être informés à temps. Quand nous sommes informés à temps, nous pouvons intervenir à temps. Même à 50 km, intervenir jusqu’à 50 km de la ville n’est pas facile, surtout pour un incendie. À plus forte raison si on n’est pas informé à temps. La population doit être notre complice; même si ce n’est que de la fumée, il faut nous informer. Nous pensons directement à la protection civile; nous sommes là, à leur service, nuit et jour, et nos services sont gratuits. Les zones de couverture des sapeurs-pompiers ne devraient pas dépasser 15 minutes. Mais lorsque nous partons jusqu’à 55 km de la ville, c’est indépendant de nous, faute d’autres moyens. Si le retard s’explique parfois par la distance, l’engagement des hommes n’a pas manqué. Quand nous sommes informés, nous bougeons. Nous sommes là pour ça. »
Les deux victimes, le chauffeur et son assistant sont actuellement prises en charge à l’hôpital régional de Mamou ; le corps du chauffeur, carbonisé, se trouve à la morgue, tandis que son assistant reste hospitalisé aux urgences. Les autorités locales poursuivent l’enquête pour déterminer les circonstances exactes de l’accident et confirmer les causes notamment l’hypothèse d’un excès de vitesse et tenter d’identifier formellement les victimes.

Depuis Mamou par Ibrahima Kindia Soumah pour Avenirguinée.org



