Au lendemain de la publication des candidatures provisoires par la Direction Générale des Élections (DGE), la tension monte dans la commune de Gbéssia. Le vice-président de la délégation spéciale, entouré de jeunes et de femmes, rejette catégoriquement une liste qu’il qualifie de « falsifiée » et appelle à la mobilisation.
Tard dans la nuit du mercredi 22 avril 2026, la DGE a rendu publique la liste provisoire des candidatures pour la zone spéciale de Conakry. À Gbéssia, l’annonce a l’effet d’une douche froide. Selon Cheikh Ahmed Tidiane Conté, vice-président de la délégation spéciale de la commune, la liste publiée ne correspond en rien à celle élaborée de manière consensuelle sous l’égide du gouvernorat.
Dans une déclaration musclée, il rappelle le processus qui avait pourtant abouti à un accord : « Nous avons été conviés à une rencontre avec la Gouverneure de la ville de Conakry, les directoires régionaux et communaux pour élaborer une liste représentative de toutes les corporations de Gbéssia. Ce document, signé dignement par le président de la délégation spéciale et le mandataire Monsieur Youssouf Diakhaby, est celui qui a été déposé à la DGE. »
Le constat fait par les responsables locaux est amer. La liste affichée par la DGE à 22h ne refléterait pas les réalités du terrain. « Ce ne sont pas les gens de Gbéssia qui composent cette liste », dénonce le vice-président, pointant également des erreurs techniques flagrantes, notamment des doublons, qui interrogent sur la rigueur du travail fourni par les instances électorales.
Face à ce qu’ils considèrent comme une trahison, les jeunes de la commune ont manifesté leur colère. Toutefois, les autorités locales appellent au calme et privilégient, pour l’heure, les voies légales.
La délégation spéciale de Gbéssia ne compte pas en rester là. Cheikh Ahmed Tidiane Conté a annoncé l’engagement de procédures de recours : Une plainte sera déposée pour contester la validité de cette liste.
« Puisque la liste est provisoire, nous prendrons toutes les dispositions pour qu’elle ne passe pas. Elle ne reflète pas les préoccupations des citoyens de notre commune », a conclu le responsable communal.
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org
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