Décidément le Roi Behanzin, doit être en train de pleurer ou de se retourner dans sa tombe. Tant son Dahomey si cher à lui est devenu un opéra à ciel ouvert où se joue la comédie politique. un total manque de respect envers son pays et son digne peuple.
Sinon , c’est dans quelle Élection où tout le monde sait à l’avance qui va gagner ? aucun suspense, mais que des suspects et des suspicions dans tout le processus.
ceux qui ont voté comptent-ils vraiment ? Patrice Talon en un redoutable chef d’orchestre a fait jouer sa scène de théâtre le 12 avril dernier avec les personnages qu’il a choisi de manière restrictive parmi l’échantillon de politiciens Béninois. ces acteurs Romuald wadagni et Paul HOunkpê ont parfaitement exécuté les rôles qui leur étaient assignés dans ce scénario dont l’issue demeurait déjà connue.
En effet, Depuis 2018 Patrice Talon a balisé le chemin pour désigner son successeur à la tête du Bénin comme si un citoyen fut-il homme d’affaires ou chef d’Etat pouvait se substituer à la souveraineté du peuple.
Dans cette dynamique, la constitution a été modifiée avec l’instauration du système de parrainage, qui n’est qu’un instrument de filtrage politique au service de Talon. À cela, il faut ajouter la CRIET: la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme employé pour écarter les prétendants au pouvoir.
Et comme souvent sous les tropiques, l’on tente de justifier la répression des opposants par le bilan des infrastructures du régime. Comme s’il fallait troquer les libertés individuelles et collectives contre le développement. Voudrait-on nous faire croire que le progrès ne rime pas avec le respect des droits humains et la liberté d’expression ?
Ce qui se passe au Bénin n’est ni plus ni moins qu’une alternance tronquée, une démocratie dévoyée.
Patrice Talon a détruit les fondamentaux démocratiques à travers une gouvernance caractérisée par une forte concentration des pouvoirs, des opposants contraints à l’exil ou réduits au silence, et des élections non inclusives. Pire encore, des satisfecit lui sont décernés ici et ailleurs. Finalement chers africains: que voulons-nous réellement ? Des mises en scène électorales ou une véritable démocratie fondée sur le respect des principes ?
Cet épisode béninois rappelle, à bien des égards, le duo Issoufou–Bazoum au Niger. Aujourd’hui, la fin du film est connue de tous : là où l’on attendait une leçon démocratique à Niamey, c’est désormais le général Tiani en méga star putschiste, qui occupe le devant de la scène, en dispensant des cours d’histoire sur Télé Sahel.
Et à y voir de près le fil des événements à Cotonou, on peut déduire que le scénario nigérien n’est pas si éloigné des faits béninois. Non pas par effet de contagion, encore moins du fait de la proximité des frontières de ces deux États; mais parce que, inévitablement, les mêmes causes finissent toujours par produire les mêmes effets.
Yako les #béninois# yako l’Afrique..
Ibrahima M’Bemba Bah Analyste et consultant politique/ VP BL



