Dans une récente sortie médiatique, Dr Diarra Donzo, Directeur National du Sport Scolaire est revenu sur l’aventure humiliante de la Guinée à la CAN Féminine Scolaire (U-15) 2026, qui s’est déroulée du 2 au 10 avril à Harare, au Zimbabwe. Très en colère, Dr Diarra a dénoncé l’ingérence de Sory Doumbouya, président de la Fédération Guinéenne de Football (FÉGUIFOOT), qu’il tient pour responsable de cette désillusion.
Avec un bilan de quatre matchs et autant de défaites pour 9 buts encaissés, le parcours du Syli Féminin U-15 déshonore le pays. Dr Diarra sollicite désormais que justice soit rendue dans cette affaire.
Le directeur national a décrit avec amertume les conditions de voyage des jeunes joueuses : « Les conditions dans lesquelles elles sont arrivées sont déplorables. Les enfants ont dû dormir à même le sol à l’aéroport ; on n’a même pas pu trouver une chambre commune pour qu’elles puissent récupérer. Après 13 heures de vol, elles arrivent à Harare et, au lieu d’aller se reposer, on leur demande de remplir des fiches d’inscription. La dame chargée de cette tâche n’était pas dans la délégation, ce qui a pris énormément de temps. Jusqu’à 2 heures du matin, les enfants remplissaient des fiches au lieu d’être au lit. »
Selon Dr Diarra, cet épuisement physique explique la débâcle sur le terrain, notamment la lourde défaite initiale : « Certains enfants se sont couchés à 3 heures du matin alors qu’à 9 heures, il fallait disputer le premier match. À ce niveau, vous devez être au terrain deux heures avant. Faites le calcul : les enfants sont arrivés sur le terrain épuisés. On pouvait perdre, mais pas 6-0. Si nous avons pris 6 buts, c’est parce que les enfants n’étaient pas prêts, et cela à cause de l’ingérence de M. Sory Doumbouya. »
Le directeur national affirme avoir tenté d’alerter le président de la FÉGUIFOOT sur ses décisions unilatérales, notamment le changement d’entraîneur à quelques jours de la compétition : « Il m’a dit officiellement que c’était lui le président. Je lui ai répondu : « M. Sory Doumbouya, vous vous trompez. Nous sommes des partenaires, on n’impose pas, on échange. » Ce n’est pas à un président de dire « je change l’entraîneur » sans motif de manque de résultats. Il a prétendu que l’ancien entraîneur, Aly Badara, avait porté la main sur une fille. Je lui ai dit que cela pouvait se gérer en interne, mais qu’il fallait sauvegarder l’intérêt de la nation avant tout. À trois jours de la compétition, il a maintenu sa décision », des propos rapportés par Kakoulimainfo.com
Pour conclure, Dr Diarra Donzo ne décolère pas et demande des comptes : « Vous êtes venu dans le sport par hasard, nous, nous sommes de ce métier. Ne vous hasardez pas, sinon toute la nation sera sur votre dos. Il m’a répondu qu’il préférait cela. Il n’a pas cédé. Si la Guinée a chuté, c’est à cause de la volonté d’une seule personne. Ce qui me fait mal, c’est que cette personne se dit président de la Fédération. Je demande que justice soit faite pour que cela ne se répète plus. »
Alsény Savané pour avenirguinee.org
625 21 04 05



