LABÉ – La fermeté est de mise dans la cité de Karamoko Alpha Mo Labé. Alors qu’un tarif consensuel encadre désormais la vente de la viande, certains opérateurs tentent de braver la mesure. Ce week-end, cinq bouchers ont été interpellés pour avoir pratiqué des prix supérieurs au tarif officiel. Ils ont été placés en garde à vue ce lundi 6 avril 2026.
La cause de ces interpellations ? Le non-respect du prix fixé d’un commun accord avec les autorités locales. Alors que le kilogramme est officiellement plafonné à 50 000 GNF, ces commerçants le proposaient à 60 000 GNF, au mépris des accords établis.
D’après des informations concordantes issues de la coopérative des bouchers et des autorités locales, la riposte ne s’est pas fait attendre. Des sanctions disciplinaires et financières ont été prononcées pour servir d’exemple.
« Quatre bouchers ont été pris en flagrant délit hier et leurs étals ont été immédiatement fermés. Ils ont interdiction d’accéder à la boucherie pendant 20 jours et devront s’acquitter d’une amende de 500 000 GNF chacun. Un cinquième boucher a été interpellé ce lundi et a écopé des mêmes sanctions », confie une source proche du dossier.
Cette opération coup de poing marque une volonté claire des autorités de protéger le pouvoir d’achat des citoyens. Dans un contexte économique marqué par la cherté de la vie, cette régulation du marché de la viande est perçue comme une bouffée d’oxygène pour les consommateurs, bien que le débat sur la viabilité de ce prix pour les éleveurs et bouchers reste entier.
Pour l’heure, la surveillance des marchés se poursuit à Labé afin d’éviter toute nouvelle dérive inflationniste.
De Labé, Sadou Bela Barry pour avenirguinee.org



