Ce 5 avril 2026, au quartier Bantounka 1, dans la commune de Ratoma (Cosa), une femme de 65 ans a perdu la vie dans des circonstances troubles. Quatre autres membres de sa famille, dont des mineurs, ont été découverts dans un état critique et évacués d’urgence.
Le quartier Bantounka 1 est sous le choc. Ce qui devait être une journée de célébration pour la famille de Madame Irène Kadiatou Soumah, ménagère originaire de Boffa et mère de cinq enfants, s’est transformé en une scène de désolation. La défunte a été retrouvée sans vie aux environs de 13 heures dans sa chambre.
À ses côtés, quatre autres personnes ont été découvertes inconscientes et dans un état préoccupant : Catherine Mendel Soumah (32 ans), Brigitte Bangoura (15 ans), Emmanuel Soumah (17 ans) et le jeune Étienne Soumah (11 ans).
C’est Joséphine Soumah, 29 ans, la fille de la défunte résidant à Yattayah, qui a fait la macabre découverte en venant rendre visite à ses proches pour la fête. Elle raconte avec émotion : « Hier, nous avons fait les préparatifs ensemble. Nous avons préparé la sauce pour la fête d’aujourd’hui. Je suis rentrée chez moi à Yattayah vers 19h. C’est aujourd’hui à 13h que je suis revenue. Ma clé ne fonctionnait pas, j’ai fait du bruit et cela a fini par réveiller Emmanuel qui a réussi à ouvrir. »
La scène qui s’offre à elle est terrifiante : « Quand il a ouvert, son corps brillait, il était en sueur et ses jambes tremblaient. Les autres étaient couchés, vêtus de leurs habits d’hier. Mon fils Étienne s’est réveillé et a indexé ma mère en disant « Regarde Atou ». Je suis allée voir : ma mère était inerte. J’ai crié et les voisins sont venus. »
Si un début d’incendie a été mentionné aux alentours de 18h, certains indices sur place pourraient orienter les enquêteurs vers une autre piste, notamment celle d’une intoxication au monoxyde de carbone ou alimentaire.
« J’ai trouvé le fourneau à la porte, il y avait une marmite dessus. Il y avait aussi des traces de vomi », précise Joséphine Soumah. Les victimes évacuées présentaient des symptômes alarmants : pieds enflés, difficultés à marcher et présence de bave aux lèvres pour l’une d’entre elles.
Alertées, les autorités sécuritaires, notamment la Police Technique et Scientifique ainsi que des agents du commissariat de Nongo, se sont immédiatement rendues sur les lieux. Les premières constatations ont été effectuées pour déterminer les causes exactes de ce drame qui endeuille la communauté en ce jour de fête.
Les quatre survivants sont actuellement sous soins intensifs dans une structure sanitaire de la place.
Ibrahima Sory Camara pour Avenirguinee.org
621 26 99 81



