À l’approche des prochaines échéances électorales en Guinée, la commune de Matam passe à l’offensive pour garantir un scrutin apaisé. Ce jeudi, une rencontre de haut niveau a réuni les autorités communales et les 24 chefs de quartiers de la juridiction. L’objectif est clair : exiger une neutralité absolue et une implication responsable des leaders communautaires dans la gestion du processus électoral à la base.
C’est dans la grande salle de réunion de la mairie que s’est tenue cette séance de concertation stratégique. Présidée par le Président de la délégation spéciale par intérim, la rencontre a vu la participation notable du Secrétaire général de la mairie, du Directeur communal des élections, ainsi que de plusieurs cadres techniques de l’administration locale.
Cette initiative proactive vise à anticiper les tensions et à accorder les violons sur la conduite à tenir dans un contexte politique qui demande une vigilance accrue.
Au cœur des échanges, un rappel ferme a été adressé aux 24 chefs de quartiers : leur rôle est technique et social, et non partisan. Les autorités ont insisté sur plusieurs points cruciaux :
• La neutralité politique : L’administration locale doit rester au service de tous les citoyens, sans distinction d’appartenance.
• Le respect des procédures : Une application stricte des règles électorales en vigueur pour garantir la crédibilité du vote.
• La veille sécuritaire : La responsabilité des chefs de quartiers dans la prévention des troubles à l’ordre public et la promotion d’un climat de paix sociale.
Pour les responsables de la commune de Matam, la crédibilité des futurs scrutins repose en grande partie sur le comportement des acteurs de proximité. « La stabilité et la transparence du processus électoral commencent dans chaque quartier », a-t-il été martelé durant la séance.
En plaçant la cohésion sociale au centre des priorités, la mairie de Matam espère faire de sa commune un modèle de civisme électoral pour le reste de la capitale. Un message sans ambiguïté qui place désormais chaque leader communautaire devant ses responsabilités face à l’histoire.




