C’est une tragédie qui secoue la communauté guinéenne des États-Unis et plonge une famille de Sangoyah dans le désespoir. Youssouf Mansaré, parti de Guinée il y a trois ans en quête d’un avenir meilleur, a été retrouvé sans vie à Buffalo, le lundi 30 mars 2026. Sa famille, dévastée, lance un appel de détresse au Chef de l’État pour le rapatriement du corps.
Le destin de Youssouf Mansaré a basculé de manière brutale. Après avoir passé plusieurs mois en détention dans les centres des services de l’immigration américaine (ICE), le jeune homme venait tout juste de recouvrer la liberté. C’est seulement deux jours après sa sortie qu’il a été retrouvé mort dans la chambre d’un ami à Buffalo. Si l’autopsie a été réalisée et le corps remis à la communauté guinéenne locale, les causes exactes de ce décès soudain laissent place à une immense émotion.
À Conakry, dans le quartier Sangoyah (Commune de Matoto), la tristesse a laissé place à une attente insoutenable. Le défunt laisse derrière lui une veuve et deux jeunes enfants qui espéraient, il y a encore quelques jours, des retrouvailles heureuses après sa libération.
Aujourd’hui, l’unique souhait de ses proches est de pouvoir faire son deuil sur la terre de ses ancêtres. Son père, Aboubacar Mansaré, ingénieur de profession, exprime la douleur de tout un clan : « Nous ne demandons pas d’enquête ou d’autopsie, nous voulons juste qu’on nous aide à rapatrier son corps, faire ses funérailles et permettre à sa femme d’entamer son veuvage. »
Face aux coûts exorbitants du rapatriement depuis Buffalo situé à la frontière canadienne vers New York, puis Conakry, la famille Mansaré se retrouve dans une impasse financière totale.
« C’est énorme pour notre modeste famille », confie le père du défunt, les yeux embués de larmes. « Notre seul espoir pour enterrer notre fils est l’aide du Chef de l’État, père de la Nation. C’est pourquoi nous sollicitons sa magnanimité légendaire et l’implication de son gouvernement pour nous aider à ramener le corps de Youssouf », rapporte l’AGP.
Pour cette famille, chaque heure compte. Au-delà de la tragédie de l’immigration clandestine, c’est un cri du cœur qui est adressé aux autorités de la transition pour que ce fils du pays ne soit pas inhumé loin des siens, dans l’anonymat d’une terre étrangère qu’il avait rejointe plein d’espoir.
Avenirguinee.org



