Le procès de l’ancien ministre Oyé Guilavogui, poursuivi pour détournement de deniers publics, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux, a franchi une étape décisive ce mercredi 1er avril 2026. Devant la chambre de jugement de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF), le ministère public a requis de lourdes peines contre le prévenu.
Absent des débats depuis son départ du pays en novembre 2023 pour des raisons de santé, l’ancien dignitaire est au cœur de graves accusations. Le ministère public lui reproche notamment le détournement de 12 millions de dollars destinés à la relance de la Sotelgui, ainsi que de 46 milliards de francs guinéens initialement alloués au fonds forestier.
Lors de ses réquisitions, le représentant du ministère public a frappé fort en réclamant une peine de cinq ans de prison et une amende monumentale de 50 milliards de francs guinéens. En plus de ces sanctions pénales et financières, l’accusation a formellement sollicité l’émission d’un mandat d’arrêt à l’encontre de M. Guilavogui.
De leur côté, les avocats de la partie civile, appelés à plaider, ont sobrement indiqué qu’ils maintenaient l’intégralité de leurs conclusions déjà déposées au dossier.
Après avoir entendu les différentes parties, la Cour a clos les débats. L’affaire a été mise en délibéré, et la décision finale est attendue pour le 29 avril 2026. Ce verdict sera particulièrement scruté, car il marquera l’issue de l’un des dossiers les plus emblématiques instruits par la CRIEF ces dernières années.
Fodé Camara pour avenirguinee.org



