Alors qu’il s’apprêtait à quitter ses fonctions pour se conformer aux exigences électorales du ministère de l’Administration du Territoire, le président de la délégation spéciale de Matam, Aliou Cheickna Badra Koné, a été freiné par une mobilisation citoyenne exceptionnelle ce jeudi. Les habitants réclament le maintien de celui qu’ils surnomment affectueusement « Mo Kha Badra ».
En seulement 21 mois de gestion, Aliou Cheickna Badra Koné semble avoir conquis le cœur de ses administrés. La mobilisation de ce jeudi n’était pas qu’un simple rassemblement, mais un véritable plébiscite pour un homme dont le bilan infrastructurel force le respect.
« Regardez ce qu’il a fait en quelques mois seulement. Certains sont restés des années sans atteindre de tels résultats », martèle Ousmane Camara, un habitant venu exprimer son soutien.
Cette semaine, le désormais candidat aux élections communales a joué la carte de la transparence. Lors d’une conférence de presse citoyenne, il a détaillé point par point les projets réalisés et ceux encore en chantier. Une démarche de redevabilité rare qui a séduit la population, notamment à Touguiwondy.
Pour Mariam Ciré Soumah, cette clarté est la preuve d’un engagement sincère : « Il a expliqué clairement ce qui a été fait à la maison des jeunes et ce qui reste à faire. On doit le laisser terminer ses travaux, car tout ce qu’il entreprend est pour l’intérêt exclusif de Matam. »
L’émotion était palpable ce jeudi. Pour les citoyens mobilisés, le départ imposé par le calendrier électoral ressemble à un coup d’arrêt pour le développement de la commune. Jeunes, femmes et sages, toutes les couches sociales se sont unies derrière un seul slogan : la continuité.

Le message envoyé aux autorités est limpide : Matam ne veut pas seulement un candidat, elle veut garder son bâtisseur pour que les initiatives en cours ne tombent pas dans l’oubli.
Sona Sylla pour avenirguinee.org



