Depuis la nuit du lundi 2 mars, aux environs de 2h du matin, les stations-service de Conakry sont prises d’assaut par de longues files d’attente. Alors que la rumeur d’une pénurie liée aux tensions entre l’Iran et Israël se propage, le syndicat des chauffeurs de camions-citernes apporte des précisions rassurantes.
Ce mardi 3 mars 2026, notre rédaction est entrée en contact avec le syndicat des chauffeurs de citernes, en charge de l’approvisionnement des stations-service. Selon Souleymane Traoré, représentant syndical, il n’existe aucune rupture de stock de carburant en Guinée. Pour lui, cette situation est le résultat d’une psychose créée artificiellement.
« Il n’y a aucune crise d’essence, mon frère. Ce sont les gens qui se précipitent dans les stations en propageant des rumeurs de crise suite à la guerre entre Israël et l’Iran, mais il n’en est rien. Nous, les chauffeurs, ne sommes pas en grève et l’approvisionnement des stations se poursuit normalement. Le carburant est disponible en quantité suffisante. Cela n’a aucun lien avec le conflit au Moyen-Orient. Moi-même, je suis actuellement à la station de Coléah pour effectuer un dépôt », a-t-il précisé.
Malgré ces assurances, le constat sur le terrain reste tendu ce mardi matin. De longues files d’attente s’étirent devant la majorité des points de vente de la capitale, tandis que le secteur informel (marché noir) commence déjà à spéculer sur les prix.
Ibrahima Sory Camara Pour avenirguinee.org
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