Depuis samedi dernier, la date des élections législatives et communales a été fixée au 24 mai prochainpar un décret du président de la République, Mamadi Doumbouya.
Dans un entretien accordé à notre rédaction ce mardi 24 février 2026, Moussa Iboun Conté, acteur de la société civile, s’est exprimé sur le rôle majeur que doit jouer la société civile, non seulement dans le choix des candidats, mais aussi dans la surveillance du scrutin.
Garantir la régularité et l’éthique du choix
Selon M. Conté, l’évolution du cadre légal change la donne : « Les élections communales sont des élections éminemment citoyennes. Avec le nouveau code électoral, les partis politiques peuvent désormais concourir alors que, par le passé, ces élections étaient exclusivement réservées aux citoyens. Puisque cette ouverture existe, il faut se battre pour garantir la régularité du scrutin et l’égalité des chances entre les candidats. »
Il insiste sur le fait que la société civile doit se mettre en « ordre de bataille » pour s’assurer que les futurs élus soient animés par l’intérêt général : « La société civile doit veiller à ce que ce scrutin soit remporté par des hommes porteurs de projets de société prenant en compte les besoins réels des populations. Elle doit être aux côtés des citoyens pour éviter toute dérive et favoriser le choix d’hommes responsables. »
Moussa Iboun Conté souligne également que la société civile ne doit pas se contenter d’observer, mais peut aussi proposer des profils : « La société civile peut aussi présenter des candidats à travers certains de ses cadres issus de ces communautés, des personnes imprégnées des réalités locales. Elle doit jouer sa partition. Si les partis politiques peuvent librement compétir, nous leur demandons simplement de respecter les formes et de garantir la régularité du processus. »
En conclusion, l’acteur de la société civile appelle à une vigilance accrue pour que le résultat final soit le « reflet de la vérité des urnes ». Pour lui, la mission est claire : mobiliser et éduquer les citoyens afin que les futurs élus soient véritablement l’émanation de la volonté populaire.
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org
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