Mandiana – La préfecture est à nouveau endeuillée. Ce mercredi 11 février, un éboulement meurtrier survenu sur un site d’orpaillage artisanal à Kondianakoura a coûté la vie à dix femmes. Ce drame remet en lumière la dangerosité des mines artisanales en Haute-Guinée.
C’est alors qu’elles s’attelaient au lavage et au traitement du minerai qu’un affaissement soudain des parois du puits a surpris les victimes. Piégées sous les décombres, aucune d’entre elles n’a survécu.
Selon nos information, le drame s’est produit sur un site exploité par des ressortissants burkinabés (les Mossis). Elles travaillaient dans les résidus miniers quand le décombre est tombé sur elles. La majorité des victimes seraient des étrangères venues chercher fortune dans les mines de la région.
Ce nouveau drame soulève une fois de plus l’épineuse question de la sécurité sur les sites d’orpaillage en Haute-Guinée. Malgré les alertes répétées, l’exploitation continue souvent dans des conditions d’extrême précarité, sans équipements adaptés ni véritable encadrement technique des autorités.
Face à cette tragédie, les autorités locales et nationales sont appelées à renforcer la vigilance et à instaurer un encadrement plus strict de l’exploitation minière artisanale. L’enjeu est de taille : protéger la vie des travailleurs, et particulièrement celle des femmes, premières victimes de ces environnements à haut risque.
Fodé Camara pour avenirguinee.org



