Conakry, le 11 février 2026 – Le football guinéen franchit une étape décisive vers la modernité. La Fédération Guinéenne de Football (FGF) a lancé, ce mercredi au Centre technique Souleymane Chérif de Nongo, une session de formation intensive sur l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR). Ce stage, encadré par des experts de la CAF, vise à certifier les arbitres guinéens aux standards internationaux.
Cette session réunit 31 arbitres, dont 6 femmes, sous la direction d’un trio d’experts africains de renom : Mamadou Haïdara, Mohamed Guezzaz et Mehdi Charef. La cérémonie d’ouverture a mobilisé des figures majeures du sport national, notamment Elhadj Nassoko, Président du Comité Olympique, et M. Mas Barry, représentant du ministre de la Jeunesse et des Sports.
Pour M. Ibrahima Blasco Barry, Secrétaire Général de la FGF, l’introduction de cette technologie est une réponse aux exigences du football contemporain.
« Le football évolue et, avec lui, la nécessité de garantir une justice sportive toujours plus précise. La VAR n’est pas seulement un outil technologique, c’est une révolution destinée à réduire les erreurs manifestes. L’objectif est de doter nos arbitres des compétences nécessaires pour maîtriser ce système », a-t-il affirmé.
Il a également précisé que l’unité mobile VAR, offerte par la CAF à la zone Ouest A, est en cours d’acheminement depuis Dakar. « À terme, nous visons l’implémentation de la VAR dans notre championnat d’élite. C’est un pré-requis pour que la CAF puisse désigner nos arbitres dans les compétitions internationales », a ajouté le Secrétaire Général.
Mamadou Haïdara, Chef de département des arbitres par intérim à la CAF, a souligné le caractère obligatoire de cette formation pour l’avenir des officiels guinéens.
« Aujourd’hui, si les arbitres ne sont pas certifiés, ils n’ont aucune chance de participer aux compétitions de la CAF, car toutes les phases finales se jouent désormais avec la VAR. La Fédération Guinéenne est sur la bonne voie », a-t-il martelé.
De son côté, l’instructeur Mohamed Guezzaz a tenu à préciser que si la technologie réduit les erreurs, elle ne les supprime pas totalement : « C’est une matière d’interprétation. Ce stage doit aussi intéresser les joueurs, les entraîneurs et les médias pour une meilleure compréhension du protocole. »
Représentant le ministre de la Jeunesse et des Sports, M. Mas Barry a officiellement ouvert les travaux en rappelant l’importance de l’équité.
« Sans formation, nous ne pourrons pas faire face aux enjeux du football contemporain. S’il n’y a pas de transparence et de justice sportive, il n’y a pas de football. C’est une étape décisive que nous franchissons aujourd’hui », a-t-il conclu en encourageant les stagiaires à l’assiduité.
Par Alsény Savané pour avenirguinee.org



