Conakry-À peine installé dans ses fonctions, le nouveau ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire, Mohamed Lamine Sy Savané, a effectué sa première visite de terrain ce mercredi. Objectif : s’enquérir de l’état d’avancement des logements sociaux et exiger le respect des délais de livraison.
Accompagné d’une forte délégation de son cabinet, le ministre a entamé son périple par le chantier de Keitayah (commune de Kagbelen) avant de se rendre sur le site de Sonfonia-Lac, qui abrite un ambitieux projet de 460 logements.

Sur ce site, les travaux affichent un taux d’exécution encourageant de 80 %. Moussa Cissé, Directeur Général de l’entreprise en charge de la construction (Guicopres), a tenu à rassurer le ministre malgré les défis logistiques récents.
« Nous avons été confrontés à des difficultés d’approvisionnement au niveau du port, mais nos transitaires nous informent que les équipements restants sortiront à la fin de ce mois », a expliqué M. Cissé. Il a pris l’engagement ferme de livrer les 280 premiers appartements (types F3 et F4) avant la fin du mois d’avril 2026, répondant ainsi au souhait du ministre d’anticiper la saison des pluies.

Pour le ministre Mohamed Lamine Sy Savané, ces infrastructures sont bien plus que des bâtiments : elles sont le pilier d’une nouvelle inclusion sociale voulue par le Chef de l’État.
« La construction des logements sociaux s’inscrit en droite ligne du programme Simandou 2040. Le Chef de l’État souhaite donner aux citoyens guinéens un cadre de vie décent. C’est un véritable vecteur de cohésion sociale et de stabilité », a déclaré le ministre. Il a également rappelé que ce mandat, dédié aux femmes et aux jeunes, place la famille au cœur du développement national.
Le patron du département de l’Urbanisme a été très clair sur la méthode de travail : la complaisance n’est plus de mise. Il a invité les entreprises locales à renforcer leurs capacités pour maintenir la confiance de l’État et a instruit ses services techniques de passer à un suivi journalier.
« Le rapport doit être quotidien pour ceux qui ont la tâche du suivi. Nous avons besoin de mettre ces bâtiments à disposition avant les fortes pluies pour éviter les perturbations sociales liées aux inondations. S’il faut travailler la nuit avec des projecteurs, l’État sera à vos côtés pour sécuriser les sites », a-t-il martelé.

La tournée s’est achevée par la visite du chantier du marché moderne d’Enco5, destiné aux commerçants déguerpis, ainsi qu’un passage à Madina et Matam, où les opérations de libération des emprises publiques se poursuivent.
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org



