CONAKRY – Ce mercredi 4 février 2026, le coup d’envoi est officiellement donné pour Cellou Baldé. Nommé par décret présidentiel en remplacement de Bogola Haba, le nouveau « meneur de jeu » du ministère de la Jeunesse et des Sports prend ses fonctions ce mercredi au sein de l’équipe gouvernementale d’Amadou Oury Bah. Dans les tribunes de la presse sportive, l’heure est à l’analyse tactique : entre espoir de renouveau et doutes sur le profil, les experts livrent leur feuille de match.
Le défi est de taille pour Cellou Baldé qui hérite d’un secteur miné par des problèmes structurels chroniques. Sa nomination suscite autant d’attentes que d’interrogations sur sa capacité à redresser la barre.
La carte du renouveau : « Insuffler une nouvelle dynamique »
Pour le journaliste sportif Abdoul Barry, ce retour aux affaires est une opportunité de corriger les erreurs de la saison passée : « Il revient avec ce couplage de la Jeunesse et des Sports pour insuffler une nouvelle dynamique et corriger ce qui n’a pas marché sous son prédécesseur. Bogola Haba s’était investi dans la rénovation des infrastructures sans pouvoir achever les travaux. »
Selon lui, la réussite de la mission passera par une décentralisation efficace : « Il doit permettre à toutes les disciplines de s’épanouir, notamment par la construction de stades omnisports dans chaque préfecture. S’il s’entoure d’anciens sportifs de qualité, il pourra mener à bien sa mission car les talents sont là. »
Le défi tactique : « Le profil et l’écoute »
Ibrahim Soumah adopte une posture plus prudente, pointant du doigt le manque d’expérience spécifique au domaine sportif : « On se demandait s’il fallait un homme politique ou un acteur du sport. Le choix est tombé sur Cellou Baldé. S’il est aguerri en politique, on ne lui connaît pas de passé dans le domaine du sport. C’est un fardeau. »
Pour ce confrère, le salut viendra de l’ouverture d’esprit du nouveau ministre : « Nos attentes sont nombreuses. L’épineux problème reste le manque d’infrastructures. Pour réussir, il doit avoir une oreille attentive, appeler les vrais acteurs et les écouter pour comprendre les réelles problématiques du secteur. »
La défense des acquis : « Infrastructures, la priorité absolue »
Enfin, Djibril Fira Touré insiste sur la gestion rigoureuse des « terrains » et la question récurrente des primes : « Il arrive à un moment où tout est pratiquement à refaire. Le plus grand chantier est celui des infrastructures. Un ministre intelligent doit comprendre que le stade du 28 Septembre ou le Palais des Sports doivent servir aux compétitions nationales, tandis qu’une véritable Arena doit être créée ailleurs pour l’international. »
Il met également en garde contre une « casse » inutile des projets en cours : « Il faut éviter de vouloir tout casser comme son prédécesseur, au risque de tuer certaines disciplines. Cellou Baldé doit tirer les leçons des échecs récents pour nous sortir de cette crise. »
Alsény Savané pour avenirguinee.org



