CONAKRY – À travers un décret lu ce lundi soir à la télévision nationale, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a procédé à la nomination partielle des membres du gouvernement de la 5ème République. Parmi les promus figure Alpha Bacar Barry, désormais à la tête d’un super-ministère regroupant l’Enseignement Pré-universitaire, l’Alphabétisation et l’Enseignement Technique.
Comment cette nomination est-elle perçue par les syndicats de l’éducation en Guinée et qu’attendent-ils du nouveau ministre ? Dans une interview accordée à notre rédaction ce mardi 03 février 2026, Moustapha Soumah, l’un des responsables du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), s’est exprimé sur ce choix.

D’entrée, le responsable syndical a tenu à rendre hommage au ministre sortant avant de valider le profil du successeur : « D’abord, nous commençons par saluer les actes posés par le ministre sortant, Jean-Paul Cedy, que nous avons vu à l’œuvre. Le destin a fait qu’il est parti. Heureusement, on nous envoie un autre bon Guinéen. Nous pensons que c’est un bon choix, car il répond au profil que nous souhaitions pour ce département désormais associé à l’enseignement technique. »
Pour Moustapha Soumah, le parcours d’Alpha Bacar Barry est son principal atout : « On ne l’attendait pas forcément à ce poste, mais sa nomination nous réjouit. C’est le seul ministre qui a pratiqué les trois sous-secteurs de l’éducation : il a commencé par l’enseignement technique, est passé par l’enseignement supérieur, et le voilà au pré-universitaire. Il a une perception globale des problèmes du système éducatif. Il n’a aucune raison de ne pas réussir, d’autant qu’il connaît réellement ce qui se dit dans les couloirs de l’administration. »
Interrogé sur les attentes concrètes des enseignants, le responsable au sein du SLECG mise sur l’efficacité et le pragmatisme : « Nous attendons de lui qu’il reste ce ministre humble et expéditif que l’on a connu ailleurs. Il doit s’attaquer aux problèmes de fond pour améliorer le système avant tout. Sans travail de qualité, il n’y a pas de rémunération. Une fois le système redressé, nous espérons qu’il fera des propositions fortes, comme il l’a fait pour les bourses au niveau de l’enseignement technique. »
Le syndicaliste espère également que cette dynamique touchera le portefeuille des enseignants : « Il n’y a pas de raison qu’il ne puisse pas proposer une amélioration des conditions de travail, mais aussi une révision à la hausse des conditions salariales », a conclu Moustapha Soumah.
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org
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