Ce mercredi, le président du Gangan FC de Kindia, Elhadj Banfa Diaby, était l’invité de CIS Médias pour évoquer sa gestion à la tête du club. Après le limogeage du vice-président, Ousmane Bangoura, le président est revenu en détail sur cette décision et sur ses ambitions pour redresser le club de Kindia.
Interrogé sur son séjour en France, Elhadj Banfa Diaby a tenu à clarifier la situation : « Je ne suis pas en France parce que j’ai envie de rester. Beaucoup de gens connaissent les raisons. Ma femme est tombée malade, elle a subi une opération d’une tumeur au cerveau. Il faut que les gens comprennent cela. J’ai passé trois années en Guinée sans être en France. C’est à peine que je suis venu. Il faut que je reste à ses côtés, c’est la famille. J’aime la Guinée plus que quiconque, surtout ma ville natale, Kindia. Les Guinéens de Paris savent qui est Banfa et combien j’aime la Guinée. Je suis en France pour une cause bien déterminée. »
Face aux rumeurs évoquant un éventuel départ de la présidence du club, Elhadj Banfa Diaby a répondu sans détour : « Non. Attendez, s’il vous plaît. C’est une entreprise. Quand vous mettez les moyens à la disposition d’une équipe, êtes-vous obligés d’être sur place ? Il suffit que ça fonctionne. Moi, je donne les moyens. J’ai envoyé des personnes pour diriger le groupe, notamment Sékou Oumar Mendy, ancien international guinéen et directeur sportif du Gangan FC. Même en étant à Paris, l’équipe est montée en Ligue 1 avec le titre de champion de Guinée. Tout cela a été financé depuis la France par Banfa. »
Revenant sur la saison écoulée, le président a exprimé ses regrets : « J’ai fait confiance à des gens. Ils m’ont présenté des CV, je les ai soumis aux techniciens et ensemble nous avons recruté l’entraîneur. La saison dernière, c’était Tommazi. Je lui ai fait confiance. Tout ce qu’il a demandé, je l’ai mis à sa disposition. Il a voulu que l’équipe soit basée à Conakry, j’ai accepté. De février à septembre, le club était à Conakry. Chaque semaine, il fallait au moins 1 500 000 francs guinéens pour les dépenses quotidiennes pendant neuf mois. Je l’ai fait pour avoir des résultats, mais cela n’a pas été le cas. »
Pour Elhadj Banfa Diaby, une nouvelle page s’ouvre : « Aujourd’hui, quand Gangan gagne, les primes sont payées en trois jours. Demandez aux joueurs si la direction leur doit quelque chose. Je repars sur de nouvelles bases. Nous avons recruté un entraîneur de haut niveau, titulaire de la licence A CAF, originaire de Kindia. J’ai adhéré à son projet. Cette fois-ci, le Gangan retrouvera l’Élite. »
Le président n’a pas hésité à parler chiffres : « Le budget, ce n’est pas moins de 400 millions de francs guinéens, je le jure sur l’honneur et sur le Coran. Il y a des clubs à Conakry qui ne peuvent pas égaler le Gangan FC. Les moyens ne manquent pas. Gangan FC est comparable à Milo FC, Horoya AC ou Hafia FC. Ce club n’est pas le mien, il appartient à toute la ville de Kindia. Je tends la main à tous les fils de Kindia pour relancer le Gangan au niveau national et international. »
Enfin, Elhadj Banfa Diaby a évoqué l’avenir : « La saison dernière, j’ai été trahi. J’ai donné des licences à 30 jeunes joueurs, payé toutes les primes. Mais il n’y a pas eu de résultats. Pour moi, c’est du sabotage. Personne ne peut me décourager. Je suis en discussion avec une société pour un partenariat gagnant-gagnant. Les documents ont déjà été envoyés. Je serai bientôt en Guinée pour lancer la Ligue 2 avec le Gangan FC. Il faut retrouver l’Élite. Celui qui veut adhérer, qu’il adhère, sinon nous avançons. »
Alsény Savané pour AvenirGuinée.org
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