Dans le but de créer un espace d’échanges entre les acteurs de la société civile guinéenne, le coordinateur des plateformes, ONG et associations réunies au sein de la Maison des Associations et ONG de Guinée (MAOG), faîtière de la société civile guinéenne, a procédé ce vendredi 9 janvier 2026 au lancement officiel de « l’Espace de Concertation Civique ».
Cette rencontre d’échange s’est tenue au siège national de la MAOG, sis à Yimbayah Pharmacie, dans la commune urbaine de Gbessia. L’objectif de cette initiative est de créer un cadre permanent d’échanges, de réflexion collective et d’engagement citoyen, destiné à rassembler les acteurs de la société civile autour des grandes problématiques d’intérêt national et à favoriser un dialogue constructif fondé sur les valeurs de responsabilité, d’inclusion et de participation démocratique.
Sous le thème : « La participation des femmes à la vie politique et publique », cette rencontre a réuni des activistes féministes expérimentées, qui ont partagé leurs expériences avec de jeunes filles massivement mobilisées.
Selon la panéliste Hadja Mariama Barry : « D’abord, la thématique, c’était la femme en politique. Nous avons regroupé quelques femmes ayant de l’expérience dans ce domaine. Moi, j’évolue dans le domaine politique et je suis aussi responsable au niveau de la commune de Matoto. Je suis venue ici pour partager l’expérience que j’ai acquise au sein de différentes organisations.
Le message phare, c’était l’implication de la femme dans la politique. Notre objectif était d’informer, de sensibiliser, d’apprendre et de former les femmes pour mieux participer. Nous avons dit qu’au niveau des femmes, s’il y a compétence, engagement et détermination, nous pouvons aller très loin. Avec ces qualités, les femmes peuvent être choisies valablement, parfois plus qu’un homme. »
Elle a ajouté : « D’une manière générale, le constat est que les femmes ne s’impliquent pas assez. Nous avons encouragé les femmes à oser, à s’exprimer et à dire ce qu’elles pensent lors des réunions politiques. Nous saluons l’engagement du gouvernement guinéen pour la mise en place du Conseil national des femmes et des jeunes. Ce cadre permettra à toutes les femmes de s’exprimer et de partager leurs idées en temps réel. »
De son côté, Batrou Brama Cissoko, autre panéliste, a salué l’initiative et le choix de la thématique : « La participation des femmes aux instances de prise de décision est encore très faible. Avec l’arrivée du président Mamadi Doumbouya, les choses commencent à s’améliorer. Nous espérons que ce nouveau gouvernement permettra aux femmes de prendre davantage de places. Dans le gouvernement actuel, sur 39 ministres, seulement six sont des femmes. Nous souhaitons qu’elles obtiennent plus de représentations. La démocratie ne peut s’épanouir sans la participation des femmes. Les hommes seuls ne peuvent pas faire avancer un pays ; nous avons notre rôle à jouer et nos voix comptent. »
Très satisfait de la qualité des échanges, le coordinateur national de la MAOG, Mamadou Saliou Barry, a félicité les participants et les panélistes : « Aujourd’hui, nous avons parlé de la participation des femmes à la vie politique et publique. Cette rencontre a été animée par de grandes dames, expérimentées et compétentes, qui ont abordé les défis rencontrés par les femmes dans le domaine politique et public. Elles ont partagé leur expérience afin de motiver les jeunes filles présentes et leur donner la certitude de réussir dans leur parcours politique. »
Il a conclu : « Nous sommes très satisfaits de la qualité du débat. Nous avons rencontré des activistes de la société civile ainsi que des actrices politiques qui nous ont expliqué les thématiques et les problématiques rencontrées par les femmes dans les instances décisionnelles, avec clarté et précision. »
À noter que la troisième édition de l’Espace de Concertation Civique est prévue pour le vendredi prochain.
Ibrahima Sory Camara pour AvenirGuinée.org



