Elhadj Boubacar Diallo, cuisinier de profession et âgé d’une trentaine d’années, est poursuivi pour avoir menacé la une fille de 12 ans avec un couteau avant d’abuser d’elle.
À la barre, le prévenu a formellement nié les faits, affirmant avoir la conscience tranquille et soutenant qu’aucun lien, autre que de simples salutations, ne l’unissait à la jeune fille, qui vivait avec sa tante dans la même concession.
« Je n’ai jamais fait ça. Elle m’accuse ou bien quelqu’un la pousse à m’accuser », a-t-il rejeté.
Cependant, cette version est contredite par la Tante de la victime qui a expliqué que l’enfant n’avait pas osé révéler immédiatement les faits. Selon elle, ce sont des camarades de classe de la mineure qui l’ont alertée, évoquant les pleurs répétitifs de la fillette en classe.
« Quand l’acte s’est produit, ma fille n’a pas eu le courage de m’en parler. Ce sont ses camarades de classe qui sont venues me dire que, lorsqu’elle est assise en classe, elle n’arrête pas de pleurer, et qu’elle leur a confié qu’il y avait un monsieur dans notre cour qui l’avait touchée… ».
Aicha Sylla soutient avec fait recours à l’expertise d’un médecin légiste qui a confié le viol de sa fille.
« Quand j’ai envoyé ma fille à l’hôpital, le médecin a confirmé qu’elle avait bel et bien été touchée ».
Après l’ouverture des réquisitions et plaidoiries, le substitut du procureur, Issouf Fofana, a requis que l’accusé soit déclaré coupable et condamné à dix ans d’emprisonnement.
La défense, pour sa part, a sollicité la relaxe pure et simple de son client, invoquant l’absence de preuves matérielles et mettant en cause la crédibilité des déclarations de la victime.
À l’issue des débats, le tribunal a renvoyé l’affaire au 30 janvier 2026 pour le prononcé de la décision.
Fodé Camara pour avenirguinee.org



