Comme annoncé dans notre précédent article, un grave accident de la circulation s’est produit le mercredi 7 janvier 2026 à Lansanayah Takhoui, dans la commune de Tombolia. Le bilan fait état de deux morts sur place, huit blessés graves et d’importants dégâts matériels, notamment plusieurs boutiques et magasins endommagés.
Selon les informations recueillies sur les lieux, il s’agit d’un camion-citerne qui se dirigeait de la ville vers l’intérieur du pays. Le véhicule, conduit par un mineur, a brusquement quitté la route avant de foncer sur un groupe de vendeuses installées devant leurs domiciles, provoquant la mort de deux personnes et faisant plusieurs blessés.

Interrogé par notre rédaction ce jeudi 8 janvier 2026, le chef secteur de Lansanayah Mosquée, Lansana Camara, est revenu sur les circonstances du drame.
« C’est aux environs de 23 heures que mon adjoint m’a alerté au sujet d’un grave accident. Il s’agissait d’un camion-citerne qui remontait la route. Dans cette concession, des femmes vendent de la nourriture et des jeunes tiennent également des boutiques. Le camion a soudainement quitté sa trajectoire avant de foncer dans la zone. Il y avait une vingtaine de personnes sur les lieux. Malheureusement, deux personnes ont perdu la vie sur place et huit autres ont été grièvement blessées. Elles sont actuellement alitées à l’hôpital. »
Il poursuit : « Les deux victimes décédées sont des hommes. Nous avons aussitôt informé le président du conseil de quartier ainsi que le président de la Délégation spéciale de Tombolia. Ils se sont tous déplacés, accompagnés de la police, de la gendarmerie et des sapeurs-pompiers. Les corps ont été transportés à l’hôpital régional de la T6. »
Interrogé sur les responsabilités, le chef secteur pointe du doigt les conducteurs.
« Selon nous, la responsabilité incombe au chauffeur. Nous ne pouvons pas accepter que des gens s’installent sur la chaussée. Nous demandons à la police routière de renforcer la surveillance des chauffeurs, de jour comme de nuit. Le conducteur était très jeune. Quand on le voit, on a du mal à y croire. S’il avait été plus expérimenté, il aurait peut-être gardé son sang-froid et évité ce drame, d’autant plus qu’il existait une possibilité d’échapper à l’accident. Il est urgent que les autorités renforcent la vigilance concernant les chauffeurs », a-t-il déclaré.

Présent au moment des faits, Alsény Soumah est également revenu sur l’incident.
« L’accident s’est produit alors que j’étais auprès de mon épouse qui vend en bordure de route ici. Je m’étais absenté pour aller acheter des galettes quand j’ai entendu un grand bruit. Je suis aussitôt revenu voir ce qui s’était passé. Quand je suis arrivé, j’ai vu que deux personnes étaient sous le véhicule. Nous avons immédiatement appelé les jeunes pour venir sécuriser les lieux. Ce qui nous inquiétait le plus, c’était la citerne, car certaines personnes, sous le coup de la colère, parlaient de l’incendier. »
Il ajoute : « Les deux personnes décédées n’étaient pas du quartier. L’une était venue travailler, tandis que l’autre, de nationalité sierra-léonaise, était venue récupérer quelque chose avec son ami. Nous demandons aux syndicalistes et aux autorités de veiller à ce qu’on ne confie plus ce genre de véhicules à des enfants. Ils sont imprudents. Ils étaient trois dans la citerne, mais après l’accident, on ne les a plus revus. Ils ont probablement pris la fuite par peur de la foule. »
Au moment où nous quittions les lieux, une forte mobilisation était en cours pour récupérer les corps afin de les remettre aux familles pour l’inhumation.
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org
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