Après la publication des résultats du scrutin présidentiel par la Direction Générale des élections (DGE), puis leur validation par la Cour suprême, confirmant ainsi le candidat de la GMD à la tête du pays, le Parti de l’Espoir pour le Développement (PEDN), à travers son porte-parole Ousmane Kankou Kaba, a exposé sa position dans un entretien téléphonique accordé à notre rédaction ce mercredi 7 janvier.
Selon le coordinateur de la cellule de communication du PEDN, formation politique dirigée par lancien premier ministre Lansana Kouyaté, le parti n’a aucune appréciation à donner sur le scrutin présidentiel, dans la mesure où la plus haute juridiction du pays a déjà tranché.
« Les résultats provisoires ont été proclamés par la DGE et les mêmes résultats ont été confirmés par la Cour suprême. Donc, étant un parti responsable et respectueux des lois de la République, nous n’avons rien à dire quand la Cour suprême tranche, c’est fini. Nous ne saurions nous prononcer sur le caractère méritoire ou non de cette victoire. L’essentiel est que ça a été validé par la Cour suprême, parce qu’on n’était pas candidat, on n’était pas observateur électoral », a-t-il dit d’un ton ferme.
Pour Kankou Kaba, les prochaines cartes sur l’échiquier politique guinéen se joueront lors des législatives, municipales et sénatoriales. Il a également adressé ses félicitations au Président.
« Tous les Guinéens doivent se braquer maintenant sur l’avenir et nous, les partis politiques, sur les échéances électorales à venir. Nous qui n’avons pas pris part au processus, nous nous braquons désormais vers les élections communales, législatives et sénatoriales prochaines.
Nous félicitons donc le Président Mamadi Doumbouya pour son élection, puisque tous ses adversaires ont reconnu leur défaite et l’ont félicité, excepté le FRONDEG qui a voulu faire appel à la décision, mais qui s’est désisté à la dernière minute », a-t-il martelé.
Pour conclure, l’homme politique a fait part de ses attentes pour le nouveau Président de la Cinquième République à l’issue des urnes.
« Maintenant, il n’est pas le président d’un mouvement ou d’un parti politique, mais celui de toute la Guinée. Et les Guinéens attendent qu’il pose des actes allant dans le sens de l’unité, de la paix et de la quiétude, en luttant surtout contre la corruption, le détournement des deniers publics et la gabegie financière. Qu’il mette en place un système judiciaire vraiment équitable et très fort, qu’il œuvre dans le sens d’une gouvernance participative et n’exclue aucune force, qu’elle soit politique, sociale ou syndicale.
Donner de la force à la justice, que ce ne soit pas seulement dans les discours, mais dans les actes. Que tout ce qui contreviendra à la loi soit puni conformément à la hauteur de sa forfaiture », a-t-il conclu.
Sona Sylla pour Avenirguinee.org



