Ce lundi, suite à la démolition du siège du Comité Olympique situé au stade du 28 Septembre, notre rédaction a interrogé Elhadj Nassoko, Président en exercice de cette institution. Très affecté par la situation, il a eu du mal à évoquer cette épreuve, malgré les efforts entrepris auprès du ministère des Sports pour leur trouver un point de chute avant la démolition.
Prenant la parole, Elhadj Nassoko s’est exprimé en ces termes : « Effectivement, on a vu des machines dans notre cour qui ont fait tomber toutes les clôtures. Nous sommes à l’intérieur de nos bureaux qui sont là, intacts. Mais nous ne cherchons pas à nous éterniser dans ces bâtiments qui ont été construits par nous-mêmes à travers la Solidarité olympique, le CIO et la coopération japonaise. Malgré cela, nous ne résistons pas. Nous voulons qu’on nous donne un point de chute. Le ministre a fourni des efforts, c’est vrai. Nous sommes partis à la CRASSE, qui nous a donné son accord pour que nous puissions avoir un bâtiment. Le premier bâtiment, malheureusement, est dans la cité ministérielle. Cela ne peut pas cohabiter avec des bureaux », a-t-il expliqué.
Poursuivant, le Président du Comité Olympique a ajouté : « Le deuxième bâtiment, la CRASSE nous a soutenus pour que nous puissions l’avoir. Ils ont écrit à la Primature. Mais le Premier ministre ne peut pas l’attribuer par arrêté, il faut alors un décret, ce qui allonge le dossier. Le ministre des Sports a aussi rencontré KPC pour qu’il cherche à nous donner un endroit. Là aussi, c’était la Synergie qui occupait le coin, mais le ministère de l’Énergie a occupé l’endroit. Le troisième coin, c’est l’Émergence, mais il y a un problème entre le département de la Jeunesse et des Sports là-bas. Le ministre des Sports, M. Bogola Haba, nous a même ordonné d’aller nous installer. Mais nous ne pouvons pas nous installer là-bas. Rien n’est tranché. Nous ne pouvons pas aller au conflit. Nous, nous sommes prêts à quitter, mais qu’on nous donne un point de chute », a souhaité le Président.
Il a également ajouté : « Au-delà de cela, le ministère des Sports a une dette envers le Comité Olympique à travers la participation guinéenne aux Jeux olympiques de Paris 2024. Cette dette n’est pas payée jusqu’à présent. Ce refus bloque notre fonctionnement. Nous ne pouvons même pas payer nos fonctionnaires. Alors qu’on paie cette dette. Cela a des conséquences qui s’abattent sur nous. Nous ne sommes pas bien vus au niveau du CIO à cause de ce comportement. Pour eux, on refuse de payer, et ils ne voient pas l’État, mais plutôt le Comité Olympique. C’est une doléance : qu’on nous aide à régler cette dette maintenant », a conclu Elhadj Nassoko.
Alsény Savané pour avenirguinee.org
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