Après deux semaines de congé, les élèves reprendront le chemin de l’école le lundi 5 janvier 2026 sur toute l’étendue du territoire national.
Afin de prévenir toute perturbation dans les établissements scolaires de sa commune, le président de la Délégation spéciale (PDS) de Ratoma a tenu, ce samedi 3 janvier, une importante rencontre avec les responsables des établissements scolaires, les représentants des forces de sécurité (Police et Gendarmerie), les délégués scolaires, les chefs d’établissement, les APAE, les chefs de quartiers ainsi que les représentants de la DCE de Ratoma.
L’objectif de cette réunion présidée par Ahmed Sékou Traoré était de définir des mesures concertées pour garantir une reprise des cours calme et sécurisée.
À l’issue de la rencontre, le représentant de la DCE de Ratoma, M. Emmanuel Gono Traoré, a salué l’initiative du maire.
« Nous sommes vraiment ravis. Mon supérieur hiérarchique, M. Christophe Lamine Cardonault, et nous-mêmes avons déjà pris une décision depuis une semaine : le lundi, personne ne restera dans son bureau. Chacun sera déployé dans les écoles pour observer le déroulement de la reprise.
Nous savons que la situation est rentrée dans l’ordre depuis hier, après la signature des protocoles. Lundi, nous commencerons par les établissements où il y a eu des affrontements lors de la précédente période. Nous y tiendrons des réunions avec les chefs d’établissement et les responsables de classes afin d’éviter toute répétition des tensions. »
Il a ensuite rassuré : « Cette fois-ci, il n’y aura plus de violence dans la commune. Nous espérons qu’avec les mesures prises, ces événements deviendront de lointains souvenirs. Ce sont les enseignants qui étaient en grève, pas les élèves, mais certains ont été manipulés. »
De son côté, le président de la Délégation spéciale de Ratoma, M. Ahmed Sékou Traoré, est revenu sur le but de cette rencontre.
« Nous avons reçu l’instruction de Madame la Gouverneure de veiller à ce que la reprise scolaire se déroule dans les meilleures conditions. En tant que collectivité, nous avons donc invité l’APAE, les forces de défense et de sécurité, la DCE, les chefs d’établissements scolaires publics ainsi que les présidents des conseils de quartiers.
Il s’agissait d’une réunion d’urgence pour définir les dispositions à prendre. Comme vous le savez, l’avion a atterri de force, ce qui n’était pas souhaité. L’école avait bien démarré, mais Dieu merci, un consensus a été trouvé. Nous allons redémarrer dans de bonnes conditions. »
Il a insisté sur l’importance de l’engagement collectif : « Pour que la reprise soit effective, chaque entité doit jouer pleinement son rôle. À Ratoma, notre force, c’est le dialogue social communautaire. Il permet à toutes les composantes de se retrouver et de faire le point sur la situation. Aujourd’hui, c’était le tour de l’éducation, et nous nous préparons activement pour lundi. »
Interrogé sur les messages véhiculés à l’issue de la rencontre, le PDS a été clair : « Le message est simple : chacun doit prendre ses responsabilités afin d’accueillir les enfants dans un esprit harmonieux et collectif. Nous avons une APAE très dynamique, élue par les parents d’élèves eux-mêmes, qui assure un suivi rigoureux dans les écoles. Le lien entre la communauté et l’école est aujourd’hui très solide.
La présence de la police et de la gendarmerie est avant tout préventive, pour dissuader et rassurer, et non pour intervenir. Ratoma reste une commune calme et apaisée grâce à la bonne collaboration entre les citoyens. »
Enfin, il a rassuré les parents d’élèves : « Nous appelons les parents à laisser leurs enfants reprendre le chemin de l’école. Nous sommes nous-mêmes parents d’élèves. Il est de notre responsabilité, en tant qu’autorités, de rassurer, de prévenir et de dissuader les perturbateurs. Les parents ne sont pas responsables de ces incidents. »
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org
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