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Quand les « témoins de l’histoire » deviennent les pourfendeurs d’hier

by avenirguinee
2 janvier 2026
in Opinion
Quand les « témoins de l’histoire » deviennent les pourfendeurs d’hier

« Les charognards du palais » Ces mots, prononcés par Maître Cheick Sacko, ancien ministre d’État, ministre de la Justice et garde des sceaux sous Alpha Condé, me touchent doublement : j’ai été son conseiller en charge de la communication et, en même temps, son porte‑parole. Tout comme lui, de nombreux observateurs avertis de la scène politique guinéenne d’alors dénonçaient, avec brutalité, une réalité trop souvent tue : les réseaux d’influence qui gravitent autour du pouvoir en Guinée.

Ils signalaient aussi une métamorphose dangereuse et répandue : celle des « témoins de l’histoire » qui, évincés des cercles de décision, se muent en pourfendeurs implacables de leurs anciens alliés. Il y a quelque chose d’irritant et de profondément nocif dans la conversion soudaine d’hommes d’État, de leaders de la société civile, de responsables syndicaux ou de politiciens en juges infaillibles dès qu’ils perdent pouvoir ou influence.

Ces « témoins autoproclamés » multiplient condamnations morales, dénonciations à sens unique et attaques publiques, comme si la défaite leur octroyait une absolution morale. Ce n’est pas la critique qui choque elle est nécessaire mais son calendrier et sa finalité qui invitent à la réflexion. Trop souvent, la parole de l’ex‑détenteur du pouvoir ressemble à une stratégie pour se refaire une réputation : se distancier des erreurs commises lorsqu’on avait la main, valoriser des postures jamais défendues en temps utile, instrumentaliser la morale pour regagner de l’attention ou préparer une revanche.

On exige aujourd’hui des responsables d’en bas des comptes que l’on n’a pas exigés de soi‑même lorsqu’on détenait la possibilité d’agir. La mémoire sélective a un coût démocratique : elle fausse le jugement public et écrit l’histoire au prisme d’intérêts particuliers. Confier aux anciens acteurs le rôle d’arbitres de la vérité sans mécanismes objectifs d’évaluation, c’est prendre le risque d’une histoire rédigée par des témoins partiaux révisionnistes par intérêt, apologistes par confort.

La critique tardive se pare de hautes vertus mais masque souvent des desseins inavoués : sauvegarder une image, préserver un héritage, négocier une place dans l’espace médiatique. Le résultat est connu : confusion du débat public, affaiblissement de la responsabilité collective et défiance accrue envers les institutions.

Il faut aussi dénoncer le double langage : revendiquer transparence et reddition de comptes pour les autres tout en occultant ses propres décisions contestables ; dénoncer la « trahison » ou la « mauvaise gouvernance » après avoir toléré, minimisé ou trempé dans les mêmes pratiques. Ce type d’attitude nourrit l’amertume, fracture le dialogue civique et compromet la construction d’un État de droit crédible.

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La parole publique ne doit pas être un trophée brandi quand on est désarmé ; elle doit demeurer un instrument de vérité et de progrès. Critiquer est nécessaire ; critiquer a posteriori pour se dédouaner l’est beaucoup moins. Si nous voulons une démocratie mature, nous devons être convaincus qu’elle exigera des anciens comme des actuels dirigeants qu’ils assument leurs actes, sans fard et sans fanfare.

La Guinée mérite un débat public où la parole d’hier n’est pas en soi une vertu et où la parole d’aujourd’hui n’est pas a priori une condamnation. Exiger de tous la même rigueur morale et intellectuelle — élus, anciens responsables, acteurs de la société civile est une condition essentielle pour bâtir une mémoire collective honnête et un avenir politique apaisé.

Sekou keita, Conseiller chargé de la Communication Institutionnelle et Judiciaire/ porte-parole du Ministère de la Justice et des Droits de l’homme

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