Les Guinéens se sont rendus aux urnes ce dimanche 28 décembre 2025 pour élire le président de la République, un scrutin historique marquant la fin de plus de quatre années de transition politique. À Conakry comme à l’intérieur du pays, la journée électorale s’est globalement déroulée dans le calme, malgré quelques ajustements techniques signalés dans certains secteurs.
En visite au village électoral installé près du Palais du Peuple, aux environs de 19 heures, la Directrice générale des élections, Djénabou Touré, est revenue sur les préoccupations liées à l’organisation de certains bureaux de vote, notamment dans des zones à forte concentration d’électeurs.
Selon elle, il ne s’agissait nullement de dysfonctionnements majeurs, mais plutôt de réaménagements techniques nécessaires pour garantir le droit de vote à tous les citoyens concernés.
« Non, ça n’a pas disparu, mais c’est un travail technique. Je vous donne juste un exemple de Kissosso, parce que ça a fait beaucoup de bruit. Quand vous avez un bureau de vote pour un secteur aussi grand qu’un quartier, avec la majorité des électeurs concentrés à l’est, environ 300 personnes, et seulement 73 au sud, nous avons pris nos responsabilités pour permettre à un plus grand nombre de citoyens de voter », a expliqué Djénabou Touré.
La Directrice générale des élections précise que des mesures concrètes ont été prises sur le terrain.
« Nous avons décidé d’emmener des électeurs du côté ouest, où il y avait une école. Trois bus ont été mis à leur disposition, même s’un seul a suffi. Tout le monde a pu voter, et cela se reflète dans les résultats », a-t-elle ajouté.
Pour la responsable de l’organe électoral, ces situations mettent en lumière la nécessité de revoir la cartographie électorale dans certains quartiers à forte densité humaine.
« Ce sont des réaménagements que nous faisons. Cela signifie qu’en termes de territorialité, certains secteurs ont atteint leur taille maximale au vu de la population. Nous allons faire des recommandations à la Direction nationale de l’administration du territoire pour subdiviser ces secteurs en deux ou trois, afin de nous permettre de travailler correctement à l’avenir », a-t-elle conclu.
Pour elle, ces ajustements s’inscrivent dans une démarche d’amélioration continue du processus électoral et visent à renforcer la crédibilité et l’inclusivité des scrutins à venir.
Depuis le village électoral, Sona Sylla et Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org



