L’ouverture officielle de la campagne électorale, annoncée en grande pompe par les directoires locaux, s’est soldée ce dimanche par un lancement largement en deçà des attentes à Kindia. Ce qui devait marquer le début d’une mobilisation massive n’a finalement pas trouvé l’élan espéré.
Dès la matinée, plusieurs groupes de militants ont patienté durant des heures sous un soleil accablant, espérant l’arrivée de citoyens issus des autres communes. Mais ces renforts ne sont jamais arrivés. Sur le terrain, il est apparu que les représentants des sous-préfectures, chargés de coordonner la mobilisation à la base, n’étaient pas présents au moment de notre passage. Dans certains quartiers, des responsables ont même rebroussé chemin, évoquant « une organisation désordonnée et irrespectueuse », selon l’un d’eux qui a requis l’anonymat.
D’après nos informations, le directoire de campagne GMD Kindia n’aurait toujours pas reçu les fonds alloués par les autorités pour le lancement officiel de la campagne présidentielle. Une situation qui, selon plusieurs sources concordantes, aurait fortement perturbé la logistique prévue.
Ce faux départ soulève des questions sur la capacité des équipes locales à mener une campagne efficiente dans les jours à venir. Alors que cette première journée devait impulser une dynamique populaire, elle a plutôt révélé d’importantes défaillances organisationnelles.
Au-delà des aspects matériels, cet incident pourrait impacter le moral des militants. Certains expriment déjà leurs doutes et leur inquiétude quant à la suite des opérations. Dans un contexte électoral où chaque mobilisation compte, ce lancement manqué représente un véritable coup dur.
Pour de nombreux observateurs présents, l’épisode de ce dimanche apparaît comme un signal d’alerte. Sauf réorganisation rapide et stratégie clarifiée, la campagne pourrait être marquée non par l’élan espéré, mais par une succession d’improvisations aux conséquences politiques potentiellement lourdes.

Kindia, Naby Moussa Sylla pour avenirguinee.org



