Après plusieurs sessions de négociations entre l’intersyndicale et le gouvernement sur divers points de revendication, sans parvenir à un consensus, les responsables syndicaux composés du SLECG, de la FSPE et du SNE ont tenu un compte rendu ce jeudi 27 novembre à la Bourse du travail de Kaloum.
Cette rencontre a connu une forte mobilisation des enseignants venus demander à leurs représentants de déclencher une grève dès demain.
À l’issue des échanges, l’intersyndicale a finalement décidé de poursuivre les négociations ce vendredi.
Selon le président du SLECG, Aboubacar Soumah : « C’est ce que je vais vous indiquer aujourd’hui, parce qu’il y a des parties qui concernent aussi les deux indices. Demain vendredi, nous allons aborder la deuxième phase des négociations. Voilà, chers camarades, de façon succincte, là où nous nous trouvons. Mais je vous le dis en toute honnêteté, la tâche n’est pas facile. Ce n’est pas facile de tirer quelque chose. Mais comme on nous écoute, on dialogue, nous ne pouvons pas quitter. C’est votre aspiration, c’est notre aspiration. Nous faisons le compte rendu de ce qui se passe.
Le premier point : tous ceux dont les salaires ont été bloqués seront débloqués à la fin du mois de décembre. Ceux également qui ont été bloqués au mois de juillet, pendant les vacances, et qui ont perdu leurs primes amputées, seront rétablis à la fin du mois de décembre et ce mois de novembre. »
Poursuivant, il ajoute : « S’agissant des contractuels, nous avons commencé, mais nous ne sommes pas encore allés en profondeur. Nous avons dit qu’il faut d’abord finaliser le statut qui concerne à la fois ceux qui sont en activité et les contractuels à intégrer. Le statut est plus important. C’est pourquoi nous avons seulement effleuré la partie contractuelle, avant de revenir sur le statut particulier de l’éducation, qui concerne tout le monde.
Chers camarades enseignants, soyez prêts. Nous allons poursuivre les négociations demain vendredi. Nous aussi, nous allons analyser à notre niveau. Vous avez confiance en nous, oui ou non ? Vous savez qu’on ne peut pas vous tromper ?
Nous nous sommes sacrifiés pour vous défendre et nous continuerons à le faire. Nous sommes là par conviction. Personne ne peut nous intimider. Et nous n’avons peur de personne. Quand il s’agira de déclencher la grève, nous la déclencherons. Je vous le dis en toute connaissance. Je suis un expérimenté des grèves. J’ai commencé à gréver depuis 1991.
Je n’ai jamais eu peur de faire grève. Mais je suis la procédure. Quand je commence, je vais jusqu’au bout, personne ne peut m’arrêter. Le déclenchement de la grève obéit à une procédure. Vous le savez bien. On déclenche la grève lorsque toutes les voies de recours sont épuisées : c’est la dernière arme, l’arme fatale.
Nous allons analyser à notre niveau. Certains ne connaissent pas les principes qui régissent le fonctionnement du syndicat, surtout le déclenchement d’une grève.
Je vous le dis, nous ne reculerons devant personne. Dès que nous serons bloqués, le lendemain nous déposerons l’avis de grève. La lettre de grève est déjà rédigée.
Dès que nous serons bloqués, nous déposerons l’avis. Mais nous devons respecter nos textes. Le dialogue est là. Nous continuons à dialoguer. Et nous avons un premier acquis. Nous continuons demain. Si nous sommes encore bloqués samedi, nous nous retrouverons au service, et nous déposerons le lendemain l’avis de grève. Mais la grève ne se déclenche pas comme ça. Elle comporte beaucoup de risques ».
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org
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