Ce lundi, en marge de la finale du saut en hauteur des Jeux islamiques depuis l’Arabie saoudite, Fatoumata Balley de Guinée s’est illustrée en remportant une médaille d’argent. Grâce à un bond de 1,84 m à Riyad, Fatoumata honore encore la Guinée à travers ses exploits remarquables, première Guinéenne de l’athlétisme à disputer une finale mondiale de saut en hauteur. Jointe par la rédaction d’avenirguinee.org depuis l’Arabie saoudite, Fatoumata Balley est revenue sur cet autre exploit historique.
Interrogée d’entrée, Fatoumata Balley déclare ceci : « C’est un sentiment de fierté d’avoir pu apporter à la Guinée cette médaille. Et c’est pour cela que j’étais venue. Maintenant, j’ai aussi ce sentiment de frustration parce que je rate la médaille d’or en essai. Je sais que j’aurais pu apporter cette médaille d’or et j’aurais bien aimé. Donc, je suis quand même un peu mitigée, même si je ressens d’abord de la fierté avant tout », a martelé Fatoumata Balley.
Poursuivant, l’athlète guinéenne dira à cet effet : « Avoir une médaille, c’était prévisible dans le sens que je faisais partie des meilleurs records, en plus de la saison que j’ai eue au championnat du monde. Il n’y avait pas surtout d’autres possibilités que d’avoir au moins une médaille. Ça a été compliqué au vu de la saison, je suis fatiguée physiquement, mentalement. Ça a été une saison très longue. Je n’aurais pas participé à cette compétition parce que physiquement et mentalement, je suis très fatiguée. Je tenais à participer pour la Guinée, pour ramener aussi une médaille à la Guinée », a mentionné Fatoumata.
Selon Fatoumata : « C’était compliqué parce que les conditions n’étaient pas les meilleures. Et je suis venue très tôt, ce n’est pas parce que j’aurais pu m’entraîner comme j’aurais pu. Je ne suis pas venue avec mes entraîneurs habituels, parce que j’en ai deux. En plus de ma fatigue physique et mentale, c’étaient des choses qui n’étaient pas faciles à gérer. Il y a eu énormément de choses compliquées à gérer. Globalement, c’était prévisible que j’ai une médaille. Si je n’avais pas une médaille, c’est que je me suis fait planter », révèle l’athlète guinéenne.
Et de rajouter : « C’est compliqué d’aller sur une compétition comme ça. Je suis arrivée à Riyad 10 jours avant le jour de la compétition. Et j’ai dû me préparer sans mes coachs, ça a été un gros élément qui fait aussi que c’est toujours compliqué de bien performer lorsque l’entraîneur n’est pas présent. Il y a eu beaucoup de fatigue mentale et physique. C’est ce qui fait que je suis un peu stressée de ne pas avoir une médaille d’or. Je suis fière de moi d’avoir pu ramener au moins une médaille d’argent », a-t-elle conclu.
Alsény Savané pour avenirguinee.org
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