En déplacement à Paris, le président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) a tenu un meeting ce week-end devant ses militants et sympathisants. À cette occasion, Cellou Dalein Diallo a livré un discours acerbe à l’encontre des autorités de Conakry, revenant notamment sur les raisons qui, selon lui, avaient poussé son camp à soutenir la transition en 2021.
Très ému, le leader politique est allé jusqu’à frôler les larmes en évoquant la disparition d’activistes tels que Foniké Menguè, Billo Bah, Marouane Camara ou encore Sadou Nimaga…
Dans son intervention, il a rappelé : « Le discours qui a été décliné à l’occasion de la prise du pouvoir dans la charte de la transition, c’était nos attentes et nos aspirations. Ce serait malhonnête de ne pas le reconnaître, parce que nous ne sommes pas faits pour être dans l’opposition ; nous voulons faire la politique de manière plus civilisée, par le débat, par la confrontation de nos idées avec celles de nos adversaires. Comme nous sommes honnêtes à l’UFDG, on pense que tout le monde est honnête, ce n’est pas le cas… »
Poursuivant sur la situation des libertés en Guinée, Dalein a exprimé sa préoccupation : « Aujourd’hui, les droits et libertés des citoyens… Où sont Foniké Menguè, Billo Bah, Marouane Camara, Sadou Nimaga ? C’est un devoir de parler d’eux, de condamner les actes, l’injustice, la disparition dont ils ont été victimes. Sinon, on aura trahi le devoir de parler d’eux. Ce sont des gens victimes de leurs convictions, on doit leur rendre hommage. Nul ne sait s’ils sont vivants ou pas. Mais ils doivent savoir que derrière eux il y a des hommes de bonne foi. »
Fodé Camara pour Avenirguinee.org



